Patrick Vidal : bottier Camarguais

mardi 30 janvier 2007 - Arles

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Une paire de bottes de gardian doit répondre à des critères stricts, une peausserie très grasse et très épaisse et un confort extrême. Patrick Vidal, bottier, a suivi une formation d’orthopédie au lycée de cordonniers D’Alembert à Paris dans le 19ème. Fort de sa technique, il confectionne des bottes camarguaises sur mesure dans son atelier arlésien.

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Patrick Vidal - Ph. F. Chevallier

Patrick Vidal - Ph. F. Chevallier

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La botte dite « camarguaise » existe depuis le début des années 60, période à laquelle les gardians, qui auparavant chaussaient des sabots, ont souhaité avoir le même type de bottes que les artistes (comédiens, chanteurs populaires de l’époque) venus pratiquer l’équitation en Camargue. Les bottes portées par ces artistes, en provenance des Etats Unis, ne correspondaient pas aux besoins spécifiques des cavaliers du fait de leur manque de solidité. En effet les gardians doivent pouvoir rester en selle et vivre des heures durant, du matin jusqu’au soir, avec des chaussures « qu’ils doivent totalement oublier, elles doivent devenir une seconde peau » précise Patrick Vidal et bien sûr être véritablement résistantes. Une paire de bottes se porte 365 jours par an d’où l’importance de bien la choisir et de s’y sentir à l’aise.

Chaque paire réalisée dans l’atelier de Patrick Vidal est faite sur mesure aux empreintes exactes du cavalier, selon la technique de Raoul Dalle-Luche, maître bottier à Arles et qui avait fabriqué la première botte de gardians à partir du cuir d’une paire de « ranger » à la demande des gardians. Patrick Vidal se souvient de sa première paire de bottes camarguaises achetée pour ses 14 ans par ses parents en 1965 et désire que chacun éprouve autant de plaisir à les recevoir et à les porter.Il choisit pour la réalisation des peausseries « pleine fleur » de vache et de taureaux très épaisses qui ne nécessitent aucun entretien à leur utilisation. En moyenne une paire dure 10 ans sans entretien et jusqu’à 20 ans si elle est huilée ou graissée de temps en temps.Six heures sont nécessaires afin d’obtenir une botte artisanale qui ne soit pas serrée aux pieds et qui en respecte la morphologie. « Chaque personne a des caractéristiques propres, des problèmes au niveau des pieds » rappelle l’artisan et il n’oublie jamais d’en tenir compte lors du montage de la botte. Une paire qui blesserait le pied d’un gardian perdrait son utilité et tout le travail devrait, de fait, être repris. Ce travail nécessite donc une solide expérience et la formation de cette artisan arlésien lui permet de satisfaire les exigences de chacun de ses clients.Une paire de bottes de gardians coûte entre 230 et 250 euros selon la hauteur de la botte.

RenseignementsLa Botte Camarguaise 22 rue Jean Granaud 13200 ARLESTél : 04 90 96 20 87

Florence Chevallier

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