Disparition de Jean Claude Gast
mardi 23 octobre 2018

Jean Claude Gast
Jean Claude Gast © Coll.

C’est dans la nuit du vendredi au samedi 20 octobre que Jean Claude Gast, 70 ans depuis juillet dernier, nous a quittés des suites d’une longue maladie.

Né à Paris, cavalier et passionné d’équitation depuis son enfance, Jean Claude Gast découvre l’équitation au club hippique de Versailles, où il sera plus tard instructeur après avoir suivi une formation au Haras de Lamballe puis passé son BEES2 en 1973 avant de réussir son professorat de sport. En 1977, il est nommé Conseiller Technique Régional du Centre Val de Loire jusqu’en 1980 lorsque le président Christian Legrez le rappelle et lui confie le poste de CTR pour Paris. Jean Claude effectue en parallèle de nombreuses missions de développement en Outre Mer.  En 1985, il est nommé au poste de Directeur Technique National chargé des Sports à la Fédération Française d’Equitation. Ce passionné de dressage, ouvert à toutes les disciplines, contribuera au lancement des jeux équestres et du horse-ball. En 1988, le président Jean-François Chary le nomme Directeur Technique National de la Fédération Française d’Equitation, poste qu’il occupera sous les présidences de Jean Soyer et de Loïc Lemasne de Chermont. En 1992, Jean Claude accompagne les équipes de France lors des Jeux Olympiques de Barcelone en tant que chef de mission. Lors de l’élection de Pierre Durand à la présidence de la FFE en 1993, Jean Claude Gast opte pour les sports de glace en tant que DTN, puis devient Directeur des Affaires Générales auprès de la Fédération de Savate Boxe Française. C’est la présidente Jacqueline Reverdy qui en 2001 le rappelle auprès d’elle, et le nomme Directeur Général de la Fédération, poste qu’il occupera jusqu’à sa retraite fin septembre 2012. 

Cristina Gubern, sa première épouse, et mère de leur fils Thibaut, 41 ans, évoque un homme élégant, cultivé, et pince sans rire. Alexandra Macé, artiste équestre, a 17 ans en 2000 lorsqu’elle fait la connaissance de Jean Claude, qui épouse sa mère Isabelle Barbot, disparue en 2012. « C’était un homme extraordinaire » évoque-t-elle. « Il représentait la douceur et la stabilité masculine. Je retiendrai surtout de lui sa grande élégance, son humour, parfois dissimulé sous un abord un peu distant, et son espièglerie. Sous une apparence très classique, il était tout sauf conventionnel, et capable d’une immense générosité. »   

L’Eperon présente ses sincères condoléances à son fils Thibaut, à sa famille et à ses proches. La cérémonie d’adieu aura lieu en fin de semaine.