Jean Cézard « Je veux rétablir le dialogue social … »
mardi 10 avril 2018

Jean Cézard
Jean Cézard

Alors que l'intersyndicale de l'IFCE annonce qu'il a été placé sous la très haute surveillance d’un Ingénieur Général (IGAPS). Jean Cézard, directeur de l’Institut Français du Cheval et de l’Equitation depuis janvier 2 017, annonce qu'il souhaite rétablir le dialogue social et répondre aux inquiétudes légitimes du personnel. Il a accepté de répondre à nos questions sauf sur certains propos concernant la mise en cause par le personnel de son exemplarité.

Les haras nationaux ont compté 24 sites. Qu’en est-il aujourd’hui ?

10 sites ont été vendus, trois autres sont à vendre, Saintes, Pau-Gelos et Villeneuve sur Lot. Nous sommes propriétaires de Pompadour, Saumur et Uzès et présents sur 20 sites, comme locataires ou occupants à titre gracieux. Le Pin est devenu un établissement public administratif

En 2016, le rapport de la Cour des comptes préconisait  l’extinction de l’IFCE. Où en est-on aujourd’hui ?

Ce n’est plus à l’ordre du jour. L’IFCE devient un institut technique chargé de la préservation du Cadre noir, du secteur recherche et développement, et, des formations diplômantes, professionnalisantes et de haut niveau. Nous conservons également tout ce qui concerne l’identification, la traçabilité et le contrôle des équidés.

Certaines formations de l’IFCE sont-elles appelées à disparaître ?

En effet, certaines formations qui ne répondent pas à ces critères comme, par exemple,  des initiations à l’attelage. En contrepartie, les formations proposées sur le site de Saumur ne sont pas concernées.

Quelles sont les prochaines évolutions ?

Pour gagner en efficacité, nous avons la volonté de rapprocher les compécentes sur huit ou neuf sites maximum sachant que les missions de l’IFCE nécessitent le départ de 180 personnes d’ici 2022.  En conséquence, il y aura des mutations vers un autre site de l’IFCE ou vers d’autres services de l’état, et, des départs en retraite anticipés. Des mesures d’accompagnement sont bien sûr mises en place.

Jean Marc Lapierre, directeur général adjoint de l’IFCE et directeur de l’école nationale d’équitation, a quitté ses fonctions en septembre 2 017. Il n’est pas remplacé…

Il va être remplacé. Mais, la fiche de poste n’est pas encore finalisée et le recrutement n’a donc pas encore commencé

Concernant le site de l’IFCE à Saumur, il y a eu 41 écuyers. Combien sont –ils actuellement ?

Il y a sur le site 35 enseignants dont 32 écuyers. Ce chiffre, tout comme le nombre de chevaux  ne devrait pas évoluer. Mais, nous étudions tous les moyens pour optimiser notre fonctionnement. On peut imaginer le non-remplacement d’une dizaine de personnes maximum d’ici 2 022. Dans certains cas, nous serons peut-être amenés à faire appel à des entreprises privées.

 Où en sont les projets sur le site de Verrie ?

Nous avons abandonné le projet de création d’entreprises sur le site. Par contre, nous allons améliorer l’existant avec l’aide des collectivités territoriales : la route d’accès, les infrastructures d’accueil, et, essayer d’amener la fibre optique…

Et sur le site de Terrefort…?

Les travaux  du nouveau bâtiment qui vont débuter en juin, vont conforter le siège du site de Saumur. Nous aurons un espace destiné à la recherche, à la formation, à la communication. Un atelier de sellerie et « Persival », le cheval mécanique, vont rejoindre ces nouveaux locaux. Par ailleurs, nous avons, avec la Fédération Française d’équitation, un projet de pépinière d’entreprise destinés aux jeunes cavaliers de concours complet. Ils pourront, en principe rester trois ans sur la structure avant de trouver la voie de leur installation sur un autre site  pour « voler de leurs propres ailes »…