Alerte à la rhinopneumonie dans le Pas-de-Calais
vendredi 03 mars 2017

illustr rhino cheval vétérinaire
illustr rhino cheval vétérinaire © Sylvia Flahaut

Un cas de rhinopneumonie a été détecté dans le Pas-de-Calais lundi dernier. Si le cheval porteur du virus semble tiré d’affaire, les propriétaires d’écuries restent vigilants et certaines compétitions, notamment à Dunkerque Afgand (59), ont été annulées.

C’est dans une écurie de propriétaires d’Oye-Plage, sur la Côte d’Opale, que la maladie, qui peut être mortelle chez le cheval, s’est déclarée. Caroline Fournier, propriétaire de Duchesse, s’est rendue compte jeudi matin que sa jument était engorgée, paralysée de l’arrière-main et victime d’incontinence. “J’ai déjà été confrontée à cette maladie dans le passé. J’ai reconnu les symptômes et j’ai d’emblée appelé le vétérinaire”. Une réactivité qui a payé : ce jeudi, la jument de saut semble sauvée. “Elle marche de mieux en mieux et le vétérinaire, qui vient chaque jour, est plutôt optimiste. Nous espérons juste qu’elle ne gardera pas de séquelles”. Néanmoins, les 15 chevaux de l’écurie de propriétaires de l’association Klin d’œil, où se trouve Duchesse, ont été placés en confinement. Ils ne sont pas les seuls : le centre équestre de Gravelines, qui se situe non loin de cette zone, avait connu un épisode épidémique en 2009 et avait perdu cinq chevaux. “Certains de nos chevaux ont été transportés et ont participé à des concours, indique Patrick Lebrun, le directeur du centre équestre de Gravelines. De ce fait, on a de suite pris les mesures qui s’imposaient : plusieurs de nos équidés resteront quelque temps isolés des autres chevaux. Nous avons installé un pédiluve, les salariés du centre se lavent régulièrement les mains et nous sommes particulièrement vigilants sur l’apparition d’éventuels symptômes.Tous les autres chevaux du centre ont été vaccinés.Pour l’instant, aucun cheval ne semble atteint”.

L'Afgand annule son national

Caroline Fournier explique que Duchesse a pu recevoir le virus d’un homme ayant été en contact avec un cheval atteint ou avoir abrité le virus endormi pendant plusieurs années. “Le vétérinaire m’a indiqué que ma jument pouvait avoir été porteuse du virus un certain temps et qu’il avait pu se développer subitement”. Le cabinet vétérinaire qui a traité la jument rappelle certains principes de précaution. “Il s'agit d'un virus très contagieux dont il n'existe pas de traitement étiologique. On peut traiter uniquement les symptômes. Il convient de limiter au maximum les déplacements (les entrées et sorties au sein des écuries et ainsi que les balades). Il est conseillé de vacciner contre la rhino tous les chevaux dont le dernier vaccin remonte à plus de 3 semaines. Si votre animal est abattu, présente de la fièvre (>=39°C), une gêne respiratoire, une démarche anormale ou de l'incontinence, veillez à l’isoler et contacter votre vétérinaire!” Pour autant, Caroline Fournier précise que sa jument “ne présentait pas de fièvre et n’avait pas perdu l’appétit”. Certains organisateurs ont d’ores et déjà choisi d’annuler leur compétition, à l’instar de François Gilmet à Dunkerque. “Nous avons eu de nombreux cavaliers qui nous ont appelé pour nous dire qu’ils ne viendraient pas, indique le Nordiste.Et puis, dans le doute et par principe de précaution, nous préférons annuler l’événement”.

Commentaires


PATRICIA C | 03/03/2017 10:22
Ce cas n'est pas signalé sur le site RESPE. Pourquoi ?