L'oeil et l'ophtalmologie

jeudi 24 août 2000

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Le cheval est l’une des espèces domestiques qui possède les yeux les plus volumineux. Ses particularités visuelles sont très différentes de chez l’homme. De grande taille et à fleur de peau, les yeux sont très exposés aux agents irritants extérieurs, entraînant des troubles nombreux et variés allant du larmoiement passager à la redoutable fluxion périodique. Heureusement assez rares, ces maux sont à traiter avec soin, prudence et à-propos.

ophtalmo vision largeL

Vert clair : vision monoculaire Vert foncé : vision binoculaire Violet : zone aveugle

Le champ de vision du cheval est de 360°, mais sa vision binoculaire, donc en relief, n’est que de 60 à 70 degrés. Pour le reste, chaque œil transmet au cerveau les images qu’il enregistre, indépendamment de l’autre. Il existe aussi devant et derrière une zone aveugle d’environ 1.20m.

Le cheval doit faire la mise au point sur les objets, en modifiant la position de sa tête : le cristallin accommode peu, et la disposition de la rétine rend son œil myope en haut et hypermétrope en bas.En couleurs, il distingue surtout le vert, puis le jaune et le rouge. Par contre sa vision nocturne est meilleurs que la nôtre.

L’œil étant un organe très fragile, le moindre signe d’altération doit alerter le propriétaire. Si le trouble persiste ou s’aggrave, mieux vaut contacter le vétérinaire au plus vite.Les troubles les plus fréquents sont les blépharites (inflammation des paupières), les conjonctivites (inflammation de la muqueuse à l’intérieur des paupières) et les kératites (inflammation de la cornée). La plus grave est l’uvéite, inflammation de la structure interne de l’œil, aussi parlée fluxion périodique. Récidivante, elle fait partie des vices rédhibitoires.

Le vent, le froid, les courants d’air, la poussière, les grains de sable…sont autant de sources d’agression pour l’œil du cheval. Les microtraumatismes ainsi occasionnés sont la porte d’entrée aux bactéries, virus ou champignons qui vont s’y développer. Certains sont peu nocifs, d’autres en revanche comme les streptocoques, les staphylocoques, les virus (grippe, rhinopneumonie), ou certaines mycoses peuvent devenir extrêmement graves lorsqu’ils pénètrent à l’intérieur de la cornée. Ces complications s’installent parfois très rapidement. Il faut donc surveiller l’évolution du trouble, aussi léger soit-il, plusieurs fois par jour.

Paupières boutonneuses ou plissées : infection parasitaire. Paupières gonflées aux deux yeux : allergie ; d’un seul côté : piqûre d’insecte.Dans certains troubles apparaît à l’œil atteint la troisième paupière. Si elle est visible des deux côtés, il faut suspecter le tétanos (rare).

Larmoiement : il peut être dû à une obturation du canal lacrymal. Associé au clignement des paupières et à une conjonctive rouge vif, c’est une conjonctivite. Avec infection microbienne, les sécrétions deviennent épaisses ou purulentes et, associées à un abattement, sont signe d’une maladie générale.

Lorsqu’elle est enflammée, la cornée devient trouble, parfois bleutée ou tachée de blanc, de rose ou de rouge. Elle devient opaque ou change de couleur de telle sorte qu’on ne voit plus le marron de l’iris. Les symptômes sont un larmoiement et un fort clignement des paupières, qui vont parfois jusqu’à ne plus pouvoir s’écarter. Le stade le plus grave est l’ulcération, autrement dit une perte de substance qui peut aller jusqu’à la perforation.

Les médicaments des troubles ophtalmiques sont les collyres et les pommades . Spécialement étudiés pour être mis au contact de l’œil, ils peuvent contenir des antibiotiques pour lutter contre l’infection ou des anti-inflammatoires (corticoïdes par exemple) pour diminuer l’inflammation donc la douleur. Cependant pour utiliser les corticoïdes, très efficaces, il faut être sûr que la cornée n’est pas atteinte. Sinon l’ulcération pourrait s’étendre et dégénérer en perforation.Détail important à connaître car de nombreuses formules dites universelles contiennent des corticoïdes !

Une règle à appliquer systématiquement est d’utiliser les collyres à la bonne fréquence et à la bonne dose (risque d’action insuffisante et de résistance au principe actif). Un collyre antibiotique doit se mettre trois fois par jour minimum, une pommade deux fois par jour, pendant au moins dix à quinze jours de suite, parfois plus. Ces médicaments, conditionnés de façon stérile, ne doivent pas être conservés ouverts plus qu’indiqué sur l’emballage. En cas d’infections très importantes, d’ulcères profonds ou d’abcès de la cornée, on devra associer in traitement antibiotique général.

D'après Muriel Estrade/L'Eperon

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