Les problèmes de peau

vendredi 25 août 2000

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La dermatologie équine est un domaine d’étude vétérinaire en plein essor. Depuis une dizaine d’années, les propriétaires de chevaux considèrent les affections cutanées comme des affections gênantes à prendre en considération dès leur apparition, afin surtout d’éviter toute propagation. Certaines affections sont saisonnières, d’autres sont favorisées par l’environnement de l’écurie. Les principales affections peuvent être réparties en cinq catégories.

C’est le cas de la Teigne. Le champignon reste à la surface du poil et se développe surtout dans les écuries insalubres hébergeant de nombreux chevaux. Affection principalement automnale et hivernale, la présence du champignon se manifeste dans les zones de la selle, de la sangle, voire au niveau du pli du paturon, par des plaques d’urticaire ou de petites zones sans poils s’agrandissant progressivement. A enrayer dès son apparition pour éviter la contagion, même si elle disparaît après 3 mois.

La dermatophilose se transmet d’un individu à l’autre par zoospore (reproduction des bactéries). Cette transmission est favorisée en zone humide, notamment lorsque les chevaux sont exposés aux pluies dans les prés. La bactérie affectionne le paturon et les régions dorso-lombaires, où elle apparaît sous forme de croûtes et évolue rapidement en pustules. Les poils se détachent en touffes. Cette maladie contagieuse peut affecter l’homme.

Le pemphigus foliacé est une maladie auto-immune : les anticorps détruisent les attaches entre cellules épidermiques, faisant apparaître croûtes et squames. Certaines races comme l’appaloosa seraient prédisposées. Les lésions débutent à la tête et aux membres avant d’envahir le corps. Les chevaux sont amorphes, anorexiques et fiévreux. Le traitement est parfois nécessaire à vie.

Les parasites microfilaires infestent 70% des chevaux, mais peu présentent des signes cliniques. Le cycle nécessite un insecte piqueur. Les larves migrent dans la peau, et l’adulte se loge au niveau de la nuque.

La dermite allergique saisonnière est une hypersensibilité à la salive d’insectes piqueurs, qui s’aggrave généralement d’une année sur l’autre. Il y aurait prédisposition héréditaire. Les lésions des démangeaisons sont localisées sur le dos, la tête, la nuque, la crinière et la queue. L’automutilation de la part du cheval peut engendrer une surinfection bactérienne. Le traitement de base est de limiter l’exposition aux insectes.D’autres agents comme les poux, des vers et leurs larves et la gale (contagieuse et surtout fréquente chez les lourds) sont responsables de dermites.

Le sarcoïde, tumeur bénigne, prend plusieurs formes: grosse verrue (nodule recouvert d’une peau), proche du bouton de chair (non recouvert d’une peau), mixte combinant les 2 ou occulte (épaississement glabre de la peau). Il apparaît sur les membres (45%), la tête et le cou (35%), et les régions déclives du thorax et de l’abdomen (20%). Il existe de nombreux traitements avec des taux de réussite de 60 à 95 %.Les papillomes sont causés par un papovirus très fréquent chez le cheval. Ces verrues souvent généralement au niveau des lèvres et du paturon et régressent spontanément dans les trois mois.

Certains peuvent être assimilés à un sarcoïde mais ils traduisent généralement une autre affection : l’habronémiase ou plaie d’été, due à la présence de larves. Les adultes vivent dans l’estomac et produisent des œufs rejetés avec les excréments. Les mouches transportent les œufs et déposent les larves au niveau des muqueuses ou d’une plaie. Si les larves peuvent atteindre toutes les régions du corps, les lésions se situent surtout dans le bas des membres, au niveau de l’œil et sur le pénis. Il peut alors apparaître plusieurs foyers nécrotiques d’apparence jaunâtre.

Il peut s’agir de kystes dermoïdes (considérés comme congénitaux ou héréditaires). Les lésions apparaissent avant l’âge d’un an sur le garrot ou sur le dos.Les bovins en contact avec des chevaux peuvent les infester. Des œufs sont déposés sur les poils et les larves migrent vers les tissus sous-cutanés. Ces nodules sont saisonniers, au printemps et au début de l’été.La dégénérescence du collagène ou nécrose nodulaire est typique des saisons chaudes. Elle pourrait être due aux piqûres d’insectes.Enfin les mélanomes pourraient être insérés dans cette catégorie.

Cette affection atteint des cellules de la peau, les mélanocytes, responsables de la synthèse des pigments cutanés. Les rayons ultraviolets stimuleraient la croissance des cellules, par apparition d’une immunodépression de la peau et libération de facteurs de croissance. La maladie évolue en 5 étapes, des lésions bénignes aux métastases. C’est un cancer courant chez les sujets à robe grise : 80% développeraient un mélanome à 15 ans, généralement sur les muqueuses. Si cette affection est rapide et mortelle chez l’homme, elle est lente et rarement mortelle chez le cheval.

D'après Bertrand Neveux/L'Eperon

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