Poux, tiques et gale de boue

jeudi 01 décembre 2005

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Après les vers, les moisissures, la teigne et la gale, nous vous proposons de continuer le passage en revue de ces parasites qui aiment l'hiver et nos chevaux !

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Ph. Béatrice Bourdeau

Ph. Béatrice Bourdeau

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Les poils longs des chevaux vivant au pré sont un habitat idéal pour les poux et tiques qui s’y réfugient pour se nourrir de sang. Certains Poux se nourrissent de débris de peau (broyeurs) et sont peu nombreux et plutôt discrets. Ceux qui sucent le sang (piqueurs) sont plus gros et toujours en grand nombre, logés principalement sous la crinière, à la base de la queue et aux bas des membres : ils provoquent une irritation de la peau (phtiriose) et des démangeaisons insupportable pour le cheval, qui se gratte jusqu’au sang pour se soulager. Ils peuvent survivre une semaine à l’écart du cheval, ce qui veut dire qu’ils peuvent le loger dans le matériel de pansage et passer ainsi très facilement d’un cheval à l’autre. Ils vivent pendant un mois environ, pendant lequel ils pondent des œufs (« lentes ») très résistants qui s’accrochent aux poils et éclosent seulement au bout de 5 semaines : il est donc impératif de traiter le cheval suffisamment longtemps, même après la disparition des adultes.

L’hygiène est la première des précautions à prendre, surtout lors de l’arrivée de nouveaux chevaux dans vos écuries. Même s’ils sont moins vulnérables, les chevaux tondus ne sont pas totalement à l’abri, et vous devez être vigilent à la moindre apparition de pellicules et de démangeaisons. Peu de remèdes de grands-mères ont fait leur preuve sur ces vermines, mais de bons anti-parasitaires vétérinaires existent, en poudre ou en liquide. Pour les crinières de lion, utiliser une petite seringue (sans l’aiguille !) pour déposer le liquide bien à la base des crins tout le long de la crinière, puis masser pour répartir correctement le produit.

Les tiques, qui sont les plus gros acariens sont également des amis de l’automne ; ces charmantes bestioles vivent dans les broussailles entre 50 cm et 1m de hauteur, et s’accrochent aux chevaux (ainsi qu’aux chiens et aux jardiniers !) quand ils passent à coté. S’ils ne sont spécialement gênant en eux même, les tiques sont très néfastes à cause de leur propension à transmettre la piroplasmose. Cette maladie provoquée par un protozoaire (piroplasme, ou babésia) qui, une fois injecté dans le sang en détruit les globules rouges, peut être mortelle. Elle se manifeste par une anémie sévère (diminution des globules rouges) et donc des muqueuses très pâles, ainsi qu’une forte fièvre, et se développe le plus souvent en hiver quand le froid affaiblit les défenses immunitaires des chevaux. Il n’existe pas de vaccin, et les traitements sont très difficiles ; la vigilance est donc de mise, quotidiennement pour les chevaux au pré, et à chaque retour de ballade avec les chevaux en boxes.

Pour lutter efficacement contre les tiques et les poux, comme tous les autres parasites hématophages d’ailleurs, vous pouvez donner de l’ail à vos chevaux… l’absorption d’ail donne au sang et à la transpiration un goût épouvantable qui découragent généralement les parasites même les plus affamés… Vous pouvez également élever quelque canards, friands de leurs larves, et débroussailler régulièrement vos prés en brûlant ce que vous retirer.

Rien à voir avec la vraie gale, la gale de boue est une inflammation bactérienne de la peau lorsque celle-ci reste trop longtemps au contact de l’humidité : elle se manifeste particulièrement au niveau des paturons des chevaux qui vivent dans des prés humides l’hiver. L’épiderme devient douloureux, des croûtes apparaissent, et il peut y avoir un engorgement du bas des membres. Il semble que certains individus en soient systématiquement victimes, alors que d’autres n’en montrent jamais aucuns signes même dans les pires conditions. A part lutter contre l’humidité, il n’y a pas grand-chose à faire pour l’éviter, si ce n’est donner du souffre au cheval pour renforcer les défenses de sa peau, non sans avoir demander l’avis de votre vétérinaire, qui vous guidera pour les quantités. Pour soigner les zones atteintes, il faut les laver avec un savon iodé, dans lequel vous pouvez ajouter du gel (qui se dilue dans l’eau, contrairement à la pommade) au calendula, qui calme les rougeurs. Vous pouvez retirer les croûtes, par exemple en frictionnant avec un gant de crins synthétiques (que vous trouverez dans toutes braderies et grandes surfaces) imbibé de ce mélange, même si le cheval n’apprécie pas la manoeuvre. Essuyer, attendez que ce soit bien sec, et passer une pommade cicatrisante quelconque. Une fois par semaine, vous pouvez la remplacer par une crème à base d’oxyde de zinc, comme celle que l’on utilise pour le change des bébés…

Quelque soit l’attaquant, de toute façon, rien ne vaut une bonne surveillance, et une prophylaxie drastique pour limiter l’apparition de ces vermines peu recommandables vous permettra sans doute de passer un hiver serein… en attendant le retour des beaux jours et des mouches qui vont avec !

Béatrice Bourdeau

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