Jonathan Plouganou : "J'espère remonter"
dimanche 20 décembre 2015

Jonathan Plouganou
Jonathan Plouganou © Paris Turf

Tombé à Dieppe le 17 août dernier, Jonathan Plouganou a souffert d'une fracture du bras avec un gros déplacement de l'humérus qui est venu écraser un nerf. Silencieux depuis plus de quatre mois, la Cravache d'Or de l'Obstacle 2013 se confie, pour “Paris-Turf”, sur son état de santé.

J'ai bien progressé par rapport au début car je peux désormais fermer la main, même si j'ai toujours du mal à la serrer. J'avais perdu l'usage de mon bras et de ma main. Aujourd'hui, je les rebouge doucement depuis deux mois. Il y a certains gestes, notamment ceux dirigés par le biceps, que j'ai encore du mal à effectuer.” La rééducation est longue et demande beaucoup de travail de la part du jockey. “J'ai des rendez-vous chez le kinésithérapeute tous les deux jours et j'ai également des exercices à faire seul une heure par jour. Je devrais aller au CERS (Centre Européen de Rééducation du Sportif) à Cap Breton, fin janvier. L'intérêt est d'y aller quand j'aurai récupéré nerveusement.”Lors de sa chute, Jonathan Plouganou n'a pas tout de suite cerné l'ampleur de sa blessure. “Sur le moment, j'ai cru que je souffrais d'une fracture du bras et que j'avais l'épaule démise. J'ai compris la gravité de ma blessure à la suite de mon opération car le chirurgien a été franc avec moi, en me disant que ce n'était pas certain que je puisse remonter un jour, car il s'agissait d'une grosse opération et d'un traumatisme important”, confie-t-il.Un verdict difficile à entendre pour le jockey. “J'ai boudé pendant quatre mois. Le plus frustrant était de ne pas pouvoir bouger mon bras, je le portais.” Si Jonathan Plouganou sort de son silence, c'est parce qu'il récupère petit à petit de la mobilité. “Je repositive, car il n'y a plus grand-chose que je ne peux pas faire, à part serrer les doigts. Je n'ai jamais perdu espoir, je me dis que je vais remonter, mais, pour l'heure, il n'y a rien de sûr. Moi, j'espère. Je me projette pour revenir en piste au printemps, à Auteuil. Les médecins, eux, sont plus pessimistes”, fait-il savoir.Jonathan Plouganou est revenu sur des hippodromes du Sud-Ouest comme à Mont-de-Marsan, ou Pau plus récemment, pour suivre des chevaux de son père. “J'avais voulu assister au week-end international de l'obstacle, début novembre, mais j'y ai renoncé car c'est toujours difficile pour un jockey accidenté d'expliquer son cas”, avoue-t-il.Lors de son absence, les chevaux qu'il montait régulièrement ont continué leur route. “Je n'ai pas été surpris de les voir s'imposer, comme Pythagore, dans le Prix Georges Courtois. Au contraire, j'y étais préparé. En revanche, je ne regardais pas les courses en direct...”, révèle Jonathan Plouganou.Le chemin de la convalescence est encore sinueux mais il ne perd pas espoir. Souhaitons-lui de revenir au plus haut niveau et encore plus fort.

Toute l'info des courses est sur www.paris-turf.com