Chasse à courre : chasse aux fausses idées en images
jeudi 18 octobre 2018

Vènerie le départ
Le départ © Céline Anaya Gautier

Avec son livre "chasse à courre à la croisée des mondes", Céline Anaya Gautier emmène les lecteurs à l'aventure près de chez eux : voyage parmi les veneurs, les suiveurs, les chevaux et les chiens …

Céline détestait les chiens. Elle tombe par hasard sur une chasse à courre, enquête 3 ans en pure liberté, voyage au sein de soixante équipages et sort un livre splendide sur la vènerie, ses chevaux, la meute et l’amour des hommes qui s’en occupent : « ce sont les chiens qui chassent, on les accompagne à cheval ou à pied », rappelle Pierre de Rouälle, président de la société de vènerie. A travers ses photos (intenses) et ses textes (sensibles), Céline Anaya Gautier, citadine péruvienne, plonge dans un monde naturelle qui remet en avant tout un flot de connaissances sur la vie sauvage oubliées...

Céline échappe au vocabulaire complexe propre à cet univers pour expliquer leur vie simplement : « avons-nous besoin de partir au bout du monde pour nous sentir étranger à un peuple, une coutume, une culture ? Ces questions m’ont menée au pays des  veneurs ». Dès l’aube on voit la préparation des montures, le repérage des lieux avec le chien (on dit « faire le bois »), puis les courses en forêt dont on rentre crotté et content, la convivialité et l’intensité des émotions, le talent des chiens qui traquent un seul animal, les exigences de l’éthique et d’étonnantes traditions comme l’information en sonnant de la trompe.

Puis Céline propose une galerie de portraits posés de veneurs sur leur lieu de travail, histoire d’incarner la diversité sociale : on compte 400 équipages en France (au cerf, chevreuil, sanglier, lièvre, lapin et renard), 10 000 chevaux de chasse (surtout trotteurs et pur sang), des quantités de suiveurs qui viennent souvent en famille. « Le moment que je préfère ? Tous : la convialité avec les copains, la relation avec mon cheval, le travail des chiens, la nature … » ,dit Bénédicte Henry. « C’est une pratique sans filtre qui te met en contact direct avec le règne animal et végétal, avec les éléments, de manière frontale, non médiatisée. Elle remet l’homme à sa juste place par rapport au temps, à la vie, au hasard », conclut Guillaume Demarcq.

Infos pratiques : 

Céline Anaya Gautier, « chasse à courre à la croisée des mondes » aux éditions Flammarion

Expo photos à la VOZ’galerie, 41 rue de l’est, Boulogne-Billancourt.