Drame au Haras de Vauptain
vendredi 08 mars 2019

Haras de Vauptain en flamme
Des millions d'euros et des années de travaux seront nécessaires pour remettre le bâtiment en état, estime le propriétaire © Coll.

Ce matin, à 8h, un incendie se déclarait dans la partie centrale de la maison d’habitation du Haras de Vauptain, à Buc, dans les Yvelines. Malheureusement, Liliane d’Altora Colonna n’a pu être sauvée.

Ferdinand d’Altora Colonna, à la tête du Haras depuis 2008, lorsque son père Louis avait pris sa retraite, était en train d’organiser la journée de travail du haras, comme tous les matins, lorsque le feu s’est déclaré dans la pièce où il se tenait avec sa famille, vraisemblablement suite à un accident d’origine électrique. « Tout s’est embrasé devant nous avec une rapidité incroyable », confie Ferdinand. « Nous avons pourtant tenté d’éteindre le début d’incendie avec des extincteurs, mais nous n’avons rien pu faire. C’est incompréhensible et horrible. Les fumées se sont ensuite diffusées dans les étages supérieurs où ma mère Liliane, bientôt 95 ans, avait son appartement. Elle avait toute sa tête, mais était physiquement handicapée et se déplaçait en fauteuil roulant. J’ai tout tenté pour la sauver, mais je n’ai rien pu faire » continue Ferdinand, très choqué. « Elle était une bible vivante du monde du cheval, et la mémoire du haras. Heureusement, tout a été très bien pensé, les bâtiments qui abritent les 70 chevaux et le fourrage sont à l’écart, les chevaux n’ont rien », ajoute Ferdinand. Seule la partie centrale de la maison a été détruite en partie, l’aile droite où loge la famille de Ferdinand a été fortement enfumée, mais n’a pas brûlé. « Il faudra des années de travaux, et des millions que nous n’avons pas pour tout remettre en état, mais on y arrive toujours », glisse Ferdinand.  

Cette propriété, qui s’étend sur 15 hectares, construite en 1684, à la même époque que le château de Versailles, avait été achetée par Louis d’Altora Colonna en 1950. Cet ingénieur agronome, instructeur, cavalier de niveau international, n’a cessé de transformer, rénover et façonner l’ancien « Moulin de Vauptain » pour en faire un haras d’élevage, où sont nés des générations de champions. Dans les années 2000, le haras abrite en permanence 25 chevaux de compétition, et fait naître une quinzaine de poulains par an. En 2003, premier drame, la sœur de Ferdinand décède. En 2008, Louis d’Altora Colonna décède à son tour six mois après avoir pris sa retraite. Depuis, Ferdinand a fait en sorte de développer l’activité du haras, notamment en accueillant davantage de chevaux de propriétaires. 

L’Eperon présente ses plus sincères condoléances à Ferdinand D’Altora Colonna, à sa famille et à ses proches. 

Une cagnotte participative a été mise en place ICI

Commentaires


JEAN FRANCOIS K | 08/03/2019 22:33
Rien ne sera plus jamais comme avant à Vauptain, mais je suis convaincu qu'avec Ferdinand, Sophie, leurs enfants Lorenzo, Gladys, Luigi et toutes les bonnes volontés qui ne manqueront d'apporter leurs soutiens sous toutes les formes, Vauptain va renaître et fêtera ses 340 ans avec éclat lors des JO 2024 à Versailles.