Ecus 2018, les chiffres clés de la filière cheval
vendredi 18 janvier 2019

Illustration Ecus 2018
Illustration Ecus 2018

Chaque année, l’Observatoire économique et social du cheval (Oesc) de l’Institut français du cheval et de l’équitation (Ifce) mettent à jour les chiffres clés de la filière équine dans l’Annuaire ECUS. Attention, les données concernent toujours l'année précédant la publication, cet Ecus 2018 fournit donc les données 2017. Cet ouvrage s’appuie principalement sur les bases de données équines consolidées par l’Ifce mais également sur des enquêtes complémentaires.

Difficile de résumer ce document très précis et détaillé, mais parmi les grandes tendances de la filière en 2017 : la diminution du nombre d'éleveurs en activité dans la filière équine malgré des productions qui se redressent, l'amélioration du commerce de chevaux grâce à une demande accrue, l'augmentation des paris hippiques  et la poursuite de la régression des activités équestres. 66 000 personnes exercent un emploi principal dans la filière tandis que 80 000 personnes y prennent part via une activité secondaire. L'effectif des personnes en formation est en hausse. 

En 2017, le nombre d'éleveurs dans la filière équine est en légère baisse, tout comme le nombre d'étalons et de juments saillies. A l'inverse, la production globale d'équidés se redresse légèrement. Cette tendance diverge cependant selon les races : les naissances de trotteurs, poneys et chevaux de trait son en baisse tandis qu'à l'inverse celles des chevaux de selle, tant de stud-books français qu'étrangers, augmentent.

Dans le secteur des courses, le commerce a été meilleur qu'en 2016, notamment grâce à des prix moyens de vente aux enchères en hausse, au trot et au galop. Du côté des chevaux de selle, le volume d'achats sur le territoire a augmenté mais le prix moyen des chevaux achetés a baissé. Concernant le commerce avec l'étranger, l'importation de chevaux de selle et poneys est en baisse, celle des chevaux aux origines non constatées en hausse, tout comme l'exportation. De manière générale, la France exporte deux fois plus de chevaux qu'elle en importe, chevaux de boucherie et de loisirs compris. 

Dans le secteur équestre, le nombre de cavaliers licenciés diminue pour la 6e année consécutive, et l'effectif des partants en compétition connait également un recul. Les enjeux hippiques sont eux en hausse après quatre années de baisse, une vraie bonne nouvelle pour l'ensemble de la filière bien que la privatisation à venir de la Française des Jeux puisse mettre à mal cette dynamique encore fragile de reprise des paris sportifs sur les courses. 

Enfin d'un point de vue de la rentabilité financière, les résultats de la filière sport et loisirs sont inférieurs à ceux de la filière course : de moins de 30 000€ d'excédent brut d'exploitation dans la première jusqu'à plus de 60 000€ dans la seconde. L’Excédent Brut d’Exploitation (EBE) doit permettre de rembourser les annuités, de prélever la rémunération des dirigeants et de dégager un solde pour l’autofinancement de projets ou l’amélioration de la trésorerie. C’est l’indicateur qui permet de comparer les entreprises, et donc les secteurs d’activité, sans prendre en compte leur politique d’investissement ni leur gestion financière.

Retrouvez l'Ecus 2018 dans son intégralité ICI