Cheval Passion nous a dévoilé l'Akhal-Téké...
mardi 23 janvier 2018

avignon 2018 Akhal-Téké
avignon 2018 Akhal-Téké © Florence Chevallier

Ce cheval de légende, race multiséculaire, Turkmène, à la belle morphologie si particulière a fait son show, en invité vedette de Cheval Passion. Il est vrai qu'il était resté dans les mémoires françaises car l'Akhal-Téké avait été très médiatisé lorsqu'en 1980 un étalon avait été offert à la nation par le Turkménistan lors de la présidence de François Mitterrand.

Et le salon d'Avignon grâce à l'association Akhal-Téké France avec sa présidente Héloise Ghirardi a pu offrir à son public , un grand et rare moment d'émotion, en permettant de découvrir ces magnifiques chevaux de pur-sang  originaires d'Asie centrale dont l'histoire est liée à celle d'un peuple nomade et conquérant : les Tékés. Ces tribus le sélectionnaient sur ses aptitudes à la course ; il est très endurant et robuste avec des allures rapides. « C'est un cheval pas trop travaillé au niveau génétique, simple d'entretien et sensible. Quand on travaille avec lui, il est à l'écoute, bon élève et très enrichissant » tient à souligner aussitôt la présidente.

L'association Akhal-Téké France (ATF) regroupe les éleveurs, propriétaire et amateurs de chevaux pur-sang et demi-sang et sa vocation est de contribuer à la défense et à l'amélioration de la race mais en préservant sa pureté. « Depuis, les années 2000 soit environ une 20 d'années on en a produit un peu plus de 300 chevaux soit 10 à 15 naissances par an ».  Ses belles caractéristiques, sa silhouette élancée, son encolure longue, au port fier avec son magnifique œil en amande et ses si fines oreilles concourent à lui donner une expressivité incomparable. Il a en plus la spécificité d'avoir une variété de robes extraordinaire passant du noir crème, au gris, à l'alezan, au palomino et toutes les nuances de bai et isabelle. Mais, en fait, il était resté très populaire grâce son poil rehaussé de reflets métalliques, argentés ou dorés ; c'est ainsi qu'il est le plus connu !

Ils ont été importés depuis la Russie dès le début des années 80-90. « On ne pouvait pas leur passer le filet parce qu'en Russie, on les attrapait par les oreilles. C'est pour cela que dans les premiers temps, on le prenait pour un cheval ombrageux ». Le studbook est géré par la Russie, les chevaux sont notés sur les mêmes critères. « Quand on fait venir un cheval, nous faisons venir des expertes russes ».

Ce cheval a été reconnu en 2004 en France, « ce qui nous a permis d'avoir nos papiers pure race et d'obtenir nos papiers pour la compétition » souligne la présidente de l'ATF.

Ses origines de cheval du désert pour piller puis de guerre, courageux et très rapide lui confère « des allures très confortables pour le cavalier, il n'y a rien qui bouge. On l'appelle le lévrier du cheval, ce n'est pas pour rien ! On dit qu'il faut toujours le vouvoyer dans le sens noble de la chose » car précise Héloise Ghirardi « on est plus dans une relation cavalier-centaure. On compose avec lui car il compose avec nous ». De part ses qualités c'est donc un cheval qui réagit très bien au son de la voix et s'adapte très bien à l'éthologie. L'Akhal-Téké a un pied très sûr comme le relèvent ensemble, Héloise Ghiradi et Audrey Meunier cavalière de concours en amateur, passionnée de ce cheval. « Ils ont un pied très sûr et détestent toucher une barre. Ils ont de plus un équilibre extra et une grande souplesse », ce qui fait de lui, un cheval très polyvalent. La connexion est telle avec son cheval que Audrey Meunier confie qu'elle « serait incapable de monter une autre race de chevaux. C'est un cheval qui mérite que l'on s'y intéresse quand on recherche un vrai partenaire, un complice ».

Par contre, tiennent à bien préciser les deux passionnés, pour posséder un Akhal-Ték, il fauts'engager sur une relation basée sur l'échange : « il faut une certaine nature, sans conflit. Surtout pas quelqu'un de rude qui souhaiterait vouloir le dominer »