Les meilleurs cavaliers de CSO handisport à Paris
dimanche 30 novembre 2014

salon 2014 favitski
Ophélie de Favitski et son guide Cédric Girard © Ph. Claude Bigeon

Parler de CSO et de handisport en équitation c’est une particularité de la France. Car la FEI ne reconnaît que le dressage comme discipline au sein des Jeux équestres mondiaux. En France, la FFE valide un circuit de saut d’obstacles pour les cavaliers handisport.

C’est pour mettre en valeur ce circuit que la carrière fédérale accueillait ce dimanche 30 novembre après-midi, les Master Para CSO by Antares en partenariat avec Handi Equi Compet et Les Bouchons d’amour. De 120 à 70 cm, seuls les deux meilleurs Français de chacune des quatre catégories au programme se sont retrouvés sur les parcours de cette carrière fédérale devant des tribunes bourrées à craquer. Un contexte qui peut s’avérer délicat pour certains handicaps. Sur 120, José Letartre et Paco des Plains était le seul en Amateur élite GP. Il sort de piste avec deux barres pour leur retour. En Amateur 1 GP, Zoé Grand et Gladis terminent en tête malgré leur 4 points au barrage. Un beau moment d’émotion pour ce couple dont c’était le dernier tour ensemble en compétition (pour cause de retraite de la jument). Audrey Florenceau associée à Roxana Dam réalise un beau sans-faute en Amateur 2 GP. Dans la catégorie juste en dessous Tiphaine Goncalves et Ubu de L’Ondee sortent en tête de ce Grand Prix en dépit d’une barre. Enfin, pour clôturer ce Master de Para CSO, les cavaliers non-voyants étaient en piste sur 70 cm (Amateur 4 GP). C’est une habituée, Ophélie de Favitski associée à sa Charming Girl Z qui remporte le barrage devant Salim Ejnaini avec Qu’attends tu. « En 2013 je n’étais pas présente avec ma jument qui était blessée, explique Ophélie de Favitski et j’avais fais 8 points. Ici, à Paris, les épreuves sont délicates. Techniquement c’est compliqué car la piste est étroite, regardante et ça résonne car il y a beaucoup de monde. » Et oui, il faut avoir conscience des conditions très particulières dans lesquelles les cavaliers non-voyants évoluent. Ils ont un guide devant eux qui les emmène tout le long du parcours. Pour Ophélie, c’est avec un nouveau guide depuis la finale de Lyon, Cédric Girard, un enseignant basé au Mans. Car comme dans d’autres sports comme en ski alpin par exemple le sportif non-voyant est associé à un guide.

Commentaires


CLAUDE G | 02/12/2014 00:59
claude girerd :toujours des larmes d'émotion et d'admiration pour toutes e t tous ,cavaliers ,accompagnateurs et chevauux .Encore bravo