Cheval Passion : duo d'exception avec les frères Pignon !
jeudi 17 janvier 2019

Frédric Pignon Gala des crinières d'or cheval passion 2019
Frédéric Pignon se réjouit d'avoir instantanément retrouvé la connivence qu'il entretient avec son frère à l'occasion de ce spectacle des Crinières d'Or 2019 © Florence Chevallier

« En début de carrière, on était très liés, les doigts de la main, sur la même longueur d'onde. Grâce au Gala des Crinières d'Or et à la création de ce numéro, on a aussitôt retrouvé cette connivence. C'est magique ! » se réjouit Frédéric Pignon en parlant de son frère Jean-François. Numéros solos, numéros en duo -avec chacun son troupeau de juments et de chevaux, partageant la même énergie en piste- voire en trio avec Thierry. Et bien sûr, avec Magali Delgado ! Cette belle réunion de famille d'artistes a joliment rempli le pari d'offrir au public de Cheval Passion leur grand retour en piste avec de nouvelles créations équestres....et la « Pignon touch » !

Le gala a associé en haut de l'affiche Samuel Hafrad et la troupe Noroc qui nous ont entraînés dans un numéro très très « swing », évoluant entre voltige cosaque et académique. Et pour respecter la cadence Cheyenne Vargas en voltige jockey a enchaîné de multiples figures très enlevées. Les trois régiments de cavalerie, de la Garde Républicaine, de la Police montée d'Espagne et de la Sécurité nationale du Royaume du Maroc ont unis leur technicité d'équitation militaire pour interpréter des carrousels en rythme et cadencés.

Frédéric Pignon, lorsqu'il a été contacté par Maurice Galle afin de « concocter » avec son frère cette 34 ème édition du gala des crinières d'or, a réfléchi à ses envies et a « souhaité sortir trois chevaux ». « Ils ont une personnalité à part entière et je suis le premier spectateur de mes chevaux » confie l'artiste. Et c'est leurs personnalités, ces moments de vie particuliers qu'il entretient avec eux qu'il a voulu nous faire partager le temps d'un gala. Petit moment de privilégiés, où l'on prend pleinement conscience des différents caractères de chacun des ces équidés. Phébus, le frison, c'est un peu « le gros bébé », il « amène cette notion de gros frison qui se prend pour un caniche nain. Entre lui et moi, on parle, on communique ». Cependant, l'artiste équestre précise qu'il va au devant des désirs de ses chevaux et qu'il ne souhaite pas les contraindre. En particulier Bambou, le superbe et bondissant , majestueux... pur-sang arabe, « très imprévisible, je jongle avec mais je sais qu'il va être spectaculaire et je ne veux pas d'un cheval soumis et là, j'ai le bon client ! C'est de la sculpture sur de la matière vivante ».

Magali Delgado quant à elle avait déjà un numéro en préparation. Un numéro qui lui permettrait de mettre en scène, une de ses autres passions, les oiseaux (elle élève des colombes) tout en évoluant sur un nouveau concept. « Aller du dressage de haute école à un numéro accessible au grand public avec un numéro magique et féerique... avec une succession de surprises ». Une collaboration entre ses colombes et son lusitanien Talento ; chacun « s'est prêté au jeu; il a accepté d'avoir des colombes sur la tête puis dans l'encolure et les colombes se sont adaptées aux exigences du numéro,très en confiance ». Professionnelle, Magali a appris pour ce numéro la magie avec Aslan (illusionniste fauconnier).

Le ton est donné des les premières notes de musique, c'est au rythme de l'électro swing que Samuel Hafrad et la team Noroc en mode Charleston enchaînent dans un esprit Pop Art les figures de voltige cosaque, académique et jockey. Première expérience de mise en scène avec 8 personnes en piste pour Samuel qui a su exploiter les qualités de danseurs des Noroc. « J'ai voulu associer et mettre en parallèle ces différents styles de voltige » dans un esprit ludique et enjoué et bien sûr « pêchu ». Autre challenge pour l'artiste réaliser des figures avec un cheval frison (habitué de travailler à la longe) que Jacques des Noroc « a lâché pour le travailler en grande piste, là, où on a plus l'habitude de voir des selles français ». Bien sûr son cheval fétiche, « mon chouchou » Zak, le percheron était de la fête !

Premier gala des Crinières d'Or pour Cheyenne Vargas âgée de 17 ans, « seule jeune femme au monde à exécuter un saut périlleux à cheval et le flic flac (figure d'acrobatie qui consiste à faire un saut par renversement arrière ou avant) » précise son père Thierry, le premier de ses fans. « A 5 jours, on a fait 2 à 3 tours au galop et à 18 mois Cheyenne faisait déjà de la baby cirque, de la baby jockey et de la baby poste » explique Thierry qui longe sa fille et l'a formée. Cheyenne a toujours eu un bon contact avec les animaux, c'est pourquoi après avoir pratiqué la gymnastique de haut niveau, elle a souhaité mener une carrière d'artiste en voltige jockey pour travailler avec les chevaux.

Thierry Pignon lors du gala exécute des œuvres picturales ; l'artiste réalise des tableaux librement inspirés des numéros équestres. Ces peintures vont être vendues sur le stand de Jean-François Pignon au profit de l'association dont il est le parrain « Pour le sourire d'Isaac » qui accompagne les enfants atteints de gliome infiltrant.