Sébastien Vincent équipé pour l’international
mardi 28 novembre 2017

Sébastien Vincent
Bien équipé, le meneur à quatre vise un classement parmi les 15 meilleurs mondiaux. © Photo Elisabeth Gillion

Grâce à son mécène Xavier Pinel, le meneur vit sur un nuage : avec de bons chevaux, des grooms expérimentées, de belles voitures, une carrière, il dispose des meilleures conditions d’entraînement.

« Je suis heureux, bien équipé et si je rate ma prochaine saison, je sais que ce sera juste de ma faute », admet Sébastien Vincent, en souriant. Xavier Pinel lui a acheté sept chevaux, trois KWPN d’expérience et quatre Hanovriens, qui forment un team harmonieux, élégant, en progrès rapides ... Aldo, Black, Eliott, Fabergé, Harris, Maguy et Rodney ont déjà leur place définie dans le quatuor. « On fait du renforcement musculaire, on travaille le fond avec une gymnastique individuelle et collective. On avance bien car cinq d’entre eux sur sept ont du métier. C’est la première fois que je choisis des chevaux vraiment pour moi, que je vais garder au moins deux ans, jusqu’aux championnats du monde. Jusqu’ici j’ai toujours vendu les bons quand ils étaient prêts car il fallait faire des choix financiers. »

Sébastien a même dû un temps arrêter la compétition pour faire tourner la ferme, l’école d’attelage, le musée des voitures anciennes, plus les prestations pour les cérémonies et le cinéma. L’ensemble de ces activités permet difficilement d’entretenir un team de haut niveau et de partir en concours à travers l’Europe ... Mais, maintenant équipé, Sébastien vise un classement parmi les 15 meilleurs mondiaux. D’autant que Perrine Gérard, cavalière soigneuse, vient d’intégrer les écuries (elle a travaillé chez des cavaliers de SO comme Olivier Jouanneteau puis Charles-Henri Bellement et se met aux guides). Quant au groom Jean-Marie Patou, il a l’œil et la disponibilité. Aux écuries de Sacy-le-Grand, dans l'Oise, le protocole de travail est strict, Sébastien a un emploi du temps très chargé, mais il se sait bien entouré. Il se consacre au team de 7 à 13h. Il dispose de bonnes voitures de marathon et de présentation, d’un marcheur, d’une nouvelle carrière et d’un parcours de maniabilité (il avoue que c’est son point faible).

Pourquoi Xavier Pinel investit-il ainsi ? « Fils d’agriculteur, j’ai toujours vécu avec les chevaux ... c’est naturel », explique ce dernier. Elève de Sébastien devenu son ami, ce transporteur professionnel sort en concours des Arabo-frisons. « Toutes les décisions ont été prises avec Félix Brasseur, notre entraîneur, qui vient à Sacy depuis six ans. » En plus, Sébastien se réjouit de la bonne ambiance régnant entre meneurs, tout le monde a trouvé des ressources, sauf Anthony Hordé qui doit encore concrétiser ses contacts. Mais ils sont tous enfin bien équipés. Tout va bien? Oui. En prime, sa compagne Anna Christmann, qui appartenait à l’équipe de France lors des championnats du monde à 1 cet été à Minden en Allemagne, a multiplié les bons résultats Allemagne.