Christopher Six : "Les Europe dans un coin de ma tête"
mardi 03 juillet 2018

Christopher Six Totem de Brecey CICO Strzegom 2018
Le cross sans incident aux obstacles et pénalisé seulement de quelques points de temps réalisé par Christopher et Totem a largement contribué à la victoire de la France dans la Coupe des nations © Leszek Wójcik/Strzegom Horse Trials

Pour le premier CIC 3* de son partenaire Totem de Brecey, âgé de 11 ans, Christopher Six a fait fort en le plaçant deuxième du classement individuel du CICO 3* de Strzegom, qu’il remportait également par équipes avec la France. De retour de Pologne, le Francilien est revenu sur sa très bonne compétition et dévoile ses objectifs pour les mois à venir.

L'Eperon : Sixième à l’issue du dressage, vous avez réussi non seulement à vous maintenir en haut du classement mais également à faire une très jolie remontée pour finalement terminer deuxième avec Totem de Brecey, qui participait à son premier 3*. Quel bilan tirez-vous de cette compétition ?

Christopher Six : Après un bon dressage, Totem signe un cross sans-faute malgré quelques points de temps dépassé puis un hippique parfait. Pour son premier 3*, j’ai eu de très bons sentiments, il m’a semblé très à l’aise. Je ne le monte que depuis un an et nous sommes partis de la Pro 4 pour en arriver jusque-là. À Strzegom, Totem a été comme à son habitude un très bon élève sur le dressage, il maîtrise les mouvements techniques de mieux en mieux. C’est peut-être le cross qui suscitait chez moi le plus d’interrogations. Mais le cheval s’est finalement bien comporté et, même s’il s’est posé quelques questions, il a toujours répondu présent quand je l’ai sollicité. Sur les obstacles directionnels, il est toujours très droit et nous l’a encore prouvé. Quant à l’hippique, c’est vraiment le test où il est le plus à l’aise !

Comment décririez-vous Totem ? Quels sont ses qualités et ses défauts ?

Sur le dressage, Totem n’a pas des allures extraordinaires mais il a une vraie présence et il est très souple. Il maîtrise également très bien les changements de pieds. D’un point de vue plus global, sa plus grande qualité est sa constance. Il est identique dans sa façon d’être, que ce soit à la maison ou en concours, ce qui est un énorme avantage car il n’y a jamais de mauvaises surprises. Il accepte aussi très bien qu’on l’emploie.

Quel va-t-être le programme pour lui désormais ?

Il va refaire une épreuve plus facile début août puis, en fonction, je verrai pour refaire un 3* court, peut-être au Pin. Ensuite, j’aimerais l’engager sur le CCI 3* de Blenheim. L’objectif cette année est de réussir à le qualifier afin qu’il puisse prendre part à de beaux concours. Je ne pense pas aux Jeux mondiaux pour lui, mais j’ai les championnats d’Europe de l’année prochain dans un coin de la tête.

Avez-vous d’autres chevaux pour venir épauler Totem à ce niveau de compétition ?

J’ai une très bonne jument, Vanity Fair, qui a notamment terminé neuvième du championnat du monde des 7 ans en 2016. Mais elle s’est blessée il y a un an et a donc dû faire une pause. Toutefois, elle devrait revenir à la compétition l’an prochain. Entre elle et Totem, j’espère pouvoir enchaîner les belles épreuves. Il faut au moins deux chevaux capables de faire bien à ce niveau pour être performant et espérer participer aux plus belles épreuves. 

Comment êtes-vous installé et comment travaillez-vous au quotidien ?

J’ai une petite écurie de onze boxes chez moi, à Fontenay-lès-Briis (près de Rambouillet, dans les Yvelines, ndlr). Je monte mes chevaux le matin et l’après-midi, je me rends près de Nemours, où j’ai une petite trentaine d’élèves que je fais travailler ou dont je monte les chevaux.