Corentin Pottier : « L’objectif était de se qualifier pour la grande finale »
mardi 07 août 2018

Corentin Pottier et Gotilas du Feuillard Ermelo 2018
Corentin Pottier et Gotilas du Feuilard se sont payés le luxe d'apprécier une remise des prix au championnat du monde des jeunes chevaux de dressage de 7 ans © Coll.

Fort de ses deux dernières victoires chez les 7 ans lors des épreuves nationales organisées en parallèle du Master Pro de Vierzon, Corentin Pottier participait à ses premiers championnats du monde Jeunes Chevaux, à Ermelo, avec son fils de Totilas, Gotilas du Feuillard. Une première dont le cavalier se souviendra puisque son élégant noir lui a offert une remise des prix et une place en finale face aux meilleurs du monde.

Dans la catégorie des 7 ans, la France était représentée à Ermelo par Maxime Collard avec Flair Royal, couple sacré champion de France chez les 6 ans en 2017 à Saumur, et Corentin Pottier avec Gotilas du Feuillard, que évolue sous la selle de son cavalier depuis seulement une saison. Alors que Maxime Collard et son géant gris se classaient 23e de la reprise qualificative (72,573%), le couple rejoignait la petite finale dans laquelle il se classait 14e (71,130%).

Ce sont donc sur les épaules de Corentin et Gotilas que reposaient les chances tricolores dans la grande finale des championnats du monde des 7 ans, remportée par l’impressionnant étalon par Lord Leatherdale, Glamourdale, présenté par la Britannique Charlotte Fry (87,050%). Après une magnifique 7e place dans la qualificative avec une moyenne de 77,120% (8,2 au trot, 8,5 au pas, 8,2 au galop, 9 en soumission et 8,8 en impression générale pour les notes de qualité), le couple s’offrait la chance de participer à la remise des prix de ce prestigieux rendez-vous international. « Pour la première reprise mon cheval a été formidable, on s’est vraiment amusés en piste. Nous n’avons pas été impressionnées par la piste car elle est très agréable, les gradins sont assez loin, on ne se sent pas étouffés et puis, surtout, lorsque l’on rentre dans une telle piste on veut donner le meilleur possible. Gus Gus et moi étions vraiment dans notre bulle », souligne le cavalier avant d’ajouter : « J’ai pu vraiment exploser de joie à la fin de ma première épreuve car la pression, positive, retombait, je me suis senti à ma place. Finir 7e à un championnat du monde était incroyable et si l’on m’avait dit cela avant de partir j’aurais signé tout de suite. Je n’avais pas vraiment d’objectif défini car on ne sait jamais où l’on se situe vraiment par rapport aux très bons de la compétition mais je me disais qu’avec une place en finale, par la qualificative ou la petite finale, le contrat serait rempli ». 

Rendez-vous au Mans 

Avec une 7e place ce contrat était donc plus que rempli et la finale s’offrait alors au couple qui aurait su séduire plus d’un spécialiste à Ermelo. « Pour la deuxième reprise nous avons voulu mettre plus de puissance et Gotilas a très bien réagi. La veille et sur la détente ce n’était plus le même cheval. On voulait que cela soit encore mieux et cela a été le cas. La qualité des allures, l’activité, la capacité à rassembler, le contact, tout était mieux mais il était un peu frais entrainant un départ au galop au trot et une incompréhension dans le changement de pied à la fin du galop allongé. Je n’ai pas vraiment d’explication, il y avait plus de monde, il reste un jeune cheval, mais le fait d’avoir mis plus de puissance n’a pas été la cause de ces fautes car il est malgré tout resté très serein en piste, ce qui est l’une de ses principales qualités. Le bilan est très positif et je ne regrette pas d’avoir effectué ces changements même si il est certain qu’une deuxième remise des prix aurait été formidable. Pour le reste cette première expérience a été parfaite puisque je la vivais avec Camille (Chéret-Judet au départ des 6 ans avec Dancing Higness, sa compagne NDLR) et surtout une équipe de France soudée », conclut celui qui prenait donc la 12e place finale (73,514%) et que l’on devrait retrouver lors des championnats de France des 7 ans fin octobre au Mans. 

Pas de finale chez les 6 ans 

Si la France a aligné deux couples en finale chez les 5 ans et les 7 ans, aucun des deux couples au départ des 6 ans n’est parvenu à dépasser le stade de la petite finale. Ainsi, Camille Chéret-Judet et Dancing Highness ont terminé 17e (72%) tandis qu’Arnaud Serre et Caporal de Massa se classaient eux 20e (71%). Pour autant ses deux chevaux ont montré de belles choses pour l’avenir. Le titre de champion du monde des 6 ans est revenu à un fils de Don Juan de Hus, D’Avie, sous la selle de Severo Jurado Lopez (92,6% dont un 10 au galop).

Les résultats complets ICI