La warm-up avant un CDI, qu'est ce que c'est ?
vendredi 25 janvier 2019

Patrik Kittel
Patrik Kittel et Déjà (archive) © Images'Inn Photographies - Eric Knoll

Ce week-end se déroule à Amsterdam un CDI, hôte de la huitième étape Coupe du Monde. La compétition commence le vendredi mais dès le jeudi, cavaliers et chevaux débarquent sur la piste pour la warm-up. C'est l'occasion revenir sur cette "épreuve" un peu particulière, son fonctionnement et son utilité.

La warm-up, qu'est ce que c'est ?

La veille ou le matin de la première épreuve, les cavaliers peuvent évoluer sur la piste de compétitions pendant quelques minutes, c'est ce que l'on appelle la warm-up. Ils sont répartis en petit groupes et disposent de l'espace à leur aise pendant une vingtaine de minutes. C'est l'occasion de montrer la piste aux chevaux pour les habituer à la lumière et aux différents éléments de décor. La plupart du temps, les warm-up sont ouvertes au public. Lorsqu'elles se déroulent en plein salon, comme ici à Amsterdam où le dressage tient une place importante, la foule n'hésite pas à venir en masse pour observer les meilleurs cavaliers du monde travailler. 

Entre répétition et décontraction

Libre à chacun de faire ce qu'il veut du temps alloué sur la piste. Il est peu fréquent que les cavaliers répètent les enchainements du Grand Prix, ils se focalisent davantage sur quelques mouvements de rassembler, des changements de pieds, des transitions... Comme à la maison, les minutes de travail intenses sont souvent suivies d'étirements. C'est ce que réalisait spécifiquement Isabell Werth avec Weihegold OLD. Pour certains habitués qui concourent ensemble depuis des années à ce niveau là tels que Patrik Kittel et Delauney, la warm-up est un vrai travail de relâchement, accompli avec des rênes de bride lâches dans une attitude basse qui remonte progressivement jusqu'a adopter une attitude de présentation. D'autres comme Hans Pieter Minderhoud demandaient davantage à leurs chevaux, notamment dans l'activité des postérieurs. Pour d'autres, dont la monture est davantage inquiète en arrivant sur la piste, le travail sera porté sur le mental. Il existe autant de manière de réaliser une warm-up que de couples différents. Quoiqu'il en soit, elle sert à concentrer les chevaux, faire monter doucement la pression, sans entamer le relâchement avant la compétition. 

Des cavaliers connectés

Beaucoup répètent aujourd'hui avec des oreillettes, de façon à rester connectés avec leurs coachs en permanence. C'est le cas de la numéro 1 mondiale, Isabell Werth, qui entraine continuellement de jeunes cavaliers. Ce fut le cas pour Dorothee Schneider, aujourd'hui membre de l'équipe A en Allemagne. Rares sont les cavaliers qui ne sont pas accompagnés d'un oeil extérieur pour parfaire leurs présentations.