Morgan Barbançon Mestre "La Coupe du Monde est définitivement mon objectif"
lundi 29 octobre 2018

Morgan Barbancon et Boléro
La FFE ayant finalement décidé de ne pas envoyer d'équipe aux JEM de Tryon, Morgan en a profité pour travailler ses montures dont Boléro, qui pourrait bien devenir son cheval de tête dans les années à venir. © Images'Inn Photographies / Eric Knoll

Morgan Barbançon Mestre était la seule Française engagée au CDI 3* d'Exloo (Pays-Bas) ce week-end. Elle a terminé deuxième du Grand Prix juchée sur Boléro avec la jolie moyenne de 70,022% avant de connaître quelques mésaventures sur le Grand Prix Spécial. Déterminée à glaner sa qualification pour la finale Coupe du Monde de Göteborg, la jeune femme dresse le bilan de ses dernières performances et livre ses plans pour les mois à venir.

Boléro semble monter en puissance ces derniers temps, il ne cesse d'améliorer ses notes sur les Grands Prix. Comment jugez-vous son évolution ? 

C'est notre quatrième Grand Prix ensemble. Je dois dire qu'il a fait énormément de progrès ces dernières semaines, surtout au mois d'août. Étant donné que nous ne sommes pas allés à Tryon, j'ai adapté mes plans, et j'ai pu me concentrer sur les chevaux restés à la maison dont Boléro que l'on a beaucoup préparé. Nous avons fait un concours en Hongrie fin septembre, le cheval s'est super bien comporté là-bas. A la base, il est un peu sur l'oeil mais il s'habitue progressivement aux concours et à la piste, il est beaucoup moins regardant. C'est un cheval très spectaculaire qui a énormément de mouvement. Quand il est stressé, il se fige un peu dans le dos. C'est ce qui s'est passé le premier jour en Hongrie, le deuxième jour il était très détendu et il a fait ça "les doigts dans le nez".

Vous êtes deuxièmes du Grand Prix ce week-end puis vous abandonnez dans le Spécial, que s'est-il passé ?

Il fait fait un très bon Grand Prix sachant qu'il a couru son premier en juillet et qu'il s'agissait de notre premier indoor. Il n'a donc pas les kilomètres de Sir Donnerhall II. Le premier jour cela s'est très très bien passé, le cheval était relâché. On a commis une petite faute à la fin de la diagonale avec les changements de pieds aux deux temps, ce qui nous a coûté très cher ! Le deuxième jour il y avait énormément de monde sur la piste d'entrainement, nous devions être six ou sept. Le cheval n'avait pas l'habitude de ça, il est resté un peu en arrière et nous avons eu quelques petites incompréhensions à l'échauffement et cela s'est vu dans la reprise. Nous avons fait un très joli tour au trot puis il a fait des fautes bêtes, il est parti au galop juste avant le trot allongé et après nous nous sommes un peu mélangé les pinceaux entre les changements de pieds au temps et aux deux temps. J'ai préféré me retirer plutôt que d'avoir une mauvaise note surtout que nous étions sur une bonne lancée avec Boléro ces derniers temps donc ça ne valait pas la peine de continuer ; pour moi, pour lui, pour tout le monde !

Quelle va être la suite du programme désormais ?

Le programme est assez chargé en ce moment ! Je pars à Lyon cette semaine avec l'étalon, dans deux semaines je serai à Stuttgart avec les deux, je vais peut-être aussi faire Stockholm si j'arrive à rentrer, puis Malines... Cette année, la finale Coupe du Monde est définitivement un objectif, que ce soit avec l'un ou avec l'autre. Je pense que ce sera tout de même plus avec Sir Donnerhall II, parce que les Kür sont vraiment sa tasse de thé et qu'elles sont vraiment incontournables en indoor. Sir Donnerhall II va être le cheval de tête et Boléro le second, mais les chevaux restent des chevaux on ne sait jamais ce qu'il peut se passer. Pour Boléro, cet hiver devrait être davantage un entrainement pour la saison outdoor qui arrive et pour l'indoor l'année prochaine. Il va rester un peu dans l'ombre cet hiver et va accompagner Sir Donnerhall II sur certains concours. On a déjà dix-sept points d'avance, ce qui est déjà bien. Tout va dépendre de Lyon. On travaille encore beaucoup sur les piaffers et les changements de pieds qui sont ses points faibles. Mon objectif est avant de souligner ses points forts, les appuyers et les allongements, il a aussi un très joli passage. Tout devient de plus en plus sous contrôle. Nous avons fait notre meilleur score en Grand Prix il y a trois semaines de ça en Hongrie (72,109%, le couple s'était alors classé troisième, ndlr). On va tout faire pour répéter ça à Lyon ! J'ai un bon sentiment.