Virginie Gauthier : "J'ai eu de la chance"

mardi 15 mai 2018

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La cavalière française de 26 ans, Virginie Gauthier, a depuis plus d’un mois posé ses valises en Allemagne, dans les écuries de la très réputée famille Meggle. Celle qui jusqu’alors n’avait jamais participé à une compétition internationale en dehors du territoire français, s’élançait en fin de semaine dernière sur le CDI 3* de Munich avec Dickens. Le couple s’est classé deux fois avec des moyennes dépassant les 68%. Retour sur cette compétition et la nouvelle vie de la Tricolore.

Virginie Gauthier et Dickens largeP

FFE

Virginie Gauthier et Dickens

L'Eperon : Virginie, vous avez participé le week-end dernier au CDI 3* de Munich, sur lequel vous vous êtes classée 6e du Grand Prix (68%) et du Grand Prix Spécial (68,468%). Quel est votre sentiment sur votre premier CDI à l’étranger ?

Virginie Gauthier :  Je suis très contente car depuis les deux dernier concours au Mans, le cheval était beaucoup plus posé ce qui s’est confirmé à Munich. Ce n’était pas forcément évident car il y avait beaucoup de monde, beaucoup de place, beaucoup de temps pour passer des écuries aux pistes de détentes mais le cheval s’est vraiment bien comporté ce qui est positif. Il est de plus en plus gentil et à l’écoute mais aussi plus décontracté alors que de mon côté j’aurais pu l’être davantage. Je pense que je n’ai pas aidé le cheval car c’était mon premier concours international à l’étranger de plus avec ma nouvelle écurie. Les Meggle étaient quand même les sponsors du concours j’avais beaucoup de pression, je pense que les fautes (galope dans le premier allongement au trot dans le Grand Prix, puis une faute inhabituelle dans les 2 temps dans le Spécial) sont en partie dues à mon stress. Malgré cela le cheval était vraiment à l’écoute, il était avec moi, il a essayé de compenser mon stress, ce qui est très positif. Les juges aiment mon cheval, ils le trouvent harmonieux, maintenant il faut qu’on travaille la décontraction pour avoir un cheval plus facile dans le passage et le piaffer, plus devant, mais cela me met en confiance, ce que je n’avais pas forcément. Il est jeune, il a 10 ans, moi j’ai 26 ans et je n’avais jamais fait le Grand Prix avant lui donc on apprend tout en même temps et c’est ce qui fait la jolie histoire. Il faut qu’on prenne du métier, qu’on trouve notre place dans ces nouveaux concours et cette nouvelle ambiance.

Vous avez quitté la France où vous travailliez dans l’écurie Brieussel, pour vous installer en Allemagne, dans les écuries de la famille Meggle. Comment s’est passé ce changement ? 

J’ai eu un coup de fil me proposant une opportunité que je n’ai pas pu refuser. C’est l’opportunité d’une vie, cela fonctionnera le temps que cela fonctionnera mais pour l’instant j’en profite tous les jours, j’apprends tous les jours, je ne regrette rien du tout même si cela devait se terminer demain j’ai beaucoup grandi. Je découvre un autre monde, c’était une occasion à saisir, j’ai eu de la chance. Je suis donc arrivée en Allemagne le 2 avril, Mathias Bouten (ancien cavalier d’Isabell Werth, ndlr) m’a rejoint le 1er mai. On a quatorze chevaux au travail, chacun a son piquet de chevaux. Mathias en a huit et j’en ai sept plus Dickens. C’est très enrichissant car nous sommes très encadrés, on a une très bonne ambiance d’équipe et je dirais que le point principal de cette écurie est la communication. Mon entraineur sur place, Dodo Laugks, communique énormément avec le staff français, Emmanuelle Schramm et Jan Bemelmans. On travaille les chevaux le matin puis on en ressort certains l’après-midi sur la piste de galop. On a trois mots d’ordre, la communication, le calme et la sérénité.  Il y a vraiment toute une équipe, les coachs, les grooms, Mathias, avec un esprit d’équipe incroyable, une ambiance vraiment sereine et un engouement autour de l’équipe Meggle. 

Quels sont vos objectifs à courts termes avec votre cheval Dickens ainsi que les autres chevaux qui composent votre piquet ? 

Pour l’instant avec mon cheval l’objectif est de trouver nos marques sur ces concours là. Le prochain sera un CDI 4* début juin, en Autriche. Le but est de continuer à avoir un cheval de plus en plus serein pour aller chercher plus de points et améliorer nos points faibles en piste, le passage et le piaffer. En ce qui concerne les autres chevaux, on se met gentiment ensemble mais je pense que nous aborderons les concours l’année prochaine. C’est un peu nouveau avec des nouveaux chevaux et un système différent. 

Quel est ce nouveau système dont vous parlez ? Avez-vous déjà pu noter des changements dans votre manière de travailler ? 

Je ne peux pas vraiment comparer. J’ai le niveau que j’ai avec la technique que j’ai sur lesquels on rajoute des petites choses en plus. On travaille plus la sérénité. On sait que mon cheval sait tout faire donc on cherche la décontraction, le travail bas avec le nez vers le bas, jouer en accordéon avec le cheval, pouvoir l’étendre, le remonter, l’ouvrir, avoir à tout moment un cheval qui est décontracté, qui se pose sur le contact et qui utilise tout son corps. Cela apporte beaucoup d’écoute et une sérénité que je n’avais pas forcément. Les chevaux de la famille Meggle me permettent de perfectionner ce système et de mon côté j’essaie de le perfectionner sur mon cheval, c’est une nouvelle sensation. 

Avez-vous senti un regard différent lors de cette première sortie sous les couleurs Meggle ?

J’ai vraiment essayé de faire abstraction de tout ça le plus possible car c’était déjà suffisamment de pression pour moi de monter devant mes nouveaux patrons, devant un public allemand très présent. Le concours de Munich ce n’est pas n’importe quoi même si je n’étais engagée que dans le 3*. Mais effectivement les gens me remarquent en disant que je suis la cavalière Meggle. Je suis très à l’aise avec cela car j’ai un tel cadre et soutien autour de moi que c’est accessoire mais il est vrai que lorsque Isabell Werth m’a félicité à la fin de mon Spécial cela m’a fait quelque chose.

Propos recueillis par Elodie Muller

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