Raid d’Artagnan, défi relevé !

dimanche 15 octobre 2017

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Trente ans après Xavier Libbrecht, Brandon Guedj, 22 ans, relève le défi un peu fou de galoper sur les traces du Chevalier d’Artagnan. Il a relayé Saint-Valéry-Sur-Somme à Paris en 11h04, après avoir parcouru 220 km avec quatre chevaux différents.

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Photo Béatrice Fletcher

Un temps de course amélioré et satisfaction pour l'équipe qui a monté le projet.

Dans son roman « Les Trois Mousquetaires », paru en 1844, Alexandre Dumas contait l’aventure incroyable de d’Artagnan relayant Saint Valéry sur Somme à Paris en moins de douze heures. Comme le décrit l’auteur au chapitre XXI, l’enjeu était de taille. Il s’agissait de rapporter à la Reine Anne d’Autriche les ferrets manquants au collier qu’elle devait porter au bal que donnaient les Grands échevins de Paris, déjouant ainsi un piège tendu par le Cardinal de Richelieu et la sauvant de la disgrâce. Alors que Xavier Libbrecht avait bouclé la distance en 11h24, trente ans plus tard, Brandon arrête le chrono à 11h04 de course (60% au galop) ! Après un départ à 6h30, samedi 14 octobre, de Saint Valéry sur Somme, il aura galopé avec 4 chevaux différents jusqu’à Paris, se ménageant des pauses à Neufchâtel-en- Bray (76), Ecouis (27) et Pontoise, avant d’arriver sur la Place du Général Catroux à Paris (17 ème ) au pied de la statue de d’Artagnan.Brandon, cavalier d’endurance depuis sept ans, coach sportif et professeur de yoga, a décidé au dernier moment de prendre la relève de son père Henry-David, souffrant d’une hernie discale la veille du départ. Quelques secondes seulement après son arrivée sur la Place du Général Catroux, Brandon, le sourire aux lèvres malgré l’effort, jugeait l’expérience unique, et exceptionnelle. « Un super moment, mais difficile. »

Le jeune cavalier, basé à Monaco rendait hommage à ses quatre chevaux, en provenance de l’élevage de Gargazan, qu’il entraîne depuis leur plus jeune âge, à l’exception d’un cheval prêté par Jean-Claude Guillaume, de l’élevage de Jalima, également basé dans la principauté.Brandon le souligne, il avait prévu des ferrures spéciales permettant d’emprunter les routes. Côté équipement, le cavalier rend également hommage au sellier Gaston Mercier qui avait mis à sa disposition deux modèles différents, une « Marguerite » et une « Florac 2.0 » selon les chevaux. Brandon était assisté dans l’aventure par une voiture qui lui ouvrait la piste, et deux autres qui se chargeaient de la logistique et d’acheminer les chevaux aux divers point de relais.

Gaston Mercier, maître sellier incontesté (entre autres) dans la discipline de l’endurance, et sponsor de l’aventure, tirait un bilan sur l’évolution du matériel dans cette discipline. « C’est vrai, les selles ont évolué sur le plan de l’esthétique et du confort, mais nous utilisons toujours du cuir, et sur le plan de la forme, rien n’a changé. Voilà trente ans déjà, nous avons positionné le cavalier de sorte qu’il fatigue lui-même et son cheval le moins possible, en le plaçant très au dessus de ses pieds, pour lui permettre d’amortir l’effort. Aujourd’hui les matériaux modernes tels que les mousses polyuréthanes améliorent le confort. »

Xavier Libbrecht, qui aura suivi la course de bout en bout, mais cette fois en voiture, affichait sa satisfaction. "Gaston et moi avions envie de remettre ce titre en jeu et de nous faire plaisir. Nous sommes tombés sur un cavalier hyper sérieux, qui a monté parfaitement dans sa propre stratégie, différente de la mienne. Il a insufflé à ce défi un véritable esprit de course. A l’époque nous étions plus détendus. Son itinéraire a été très différent du mien dans la mesure où il a majoritairement emprunté des routes, alors que j’avais choisi essentiellement de traverser les forêts. Ce qui importe dans ce challenge est avant tout l’histoire. Alexandre Dumas avait écrit que d’Artagnan avait rapporté les ferrets à la Reine en 12 heures. Nous avons réussi à faire revivre le roman. Je ne suis pas étonné, avec la classe des chevaux dont il disposait, et les systèmes de géo-localisation, que Brandon ait pu réduirede vingt minutes le temps que j’avais mis voilà trente ans. Certes, la circulation est plus dense dans Paris, mais le cheval est davantage comme un vélo, il se faufile, et le cavalier a une vision d’ensemble, le trafic est moins un handicap que l’on pourrait l’imaginer. Nous avons aussi eu la chance que les maires des municipalités traversées aient joué le jeu avec sympathie, les accès étaient facilités. Je suis surtout ravi que tout se soit bien passé. Brandon est resté remarquablement concentré". Morale de l’histoire, comme le soulignait Xavier Libbrecht, "le cheval est toujours synonyme de liberté, d’audace et d’aventure".

Béatrice Fletcher

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