Hunter, les experts au travail
lundi 27 février 2017

Stage Hunter
Les experts du Hunter autour de Claude Lanchais et Adeline Wirth Nègre © Béatrice Fletcher

Les 22 et 23 février aux écuries du Grand Veneur de Barbizon, les experts fédéraux du Hunter étaient réunis pour deux journées de formation autour de Claude Lanchais, déléguée technique nationale, tandis qu'Adeline Wirth Nègre proposait à une quinzaine de cavaliers une séance d'évaluation agrémentée de conseils techniques.

Sept des experts fédéraux et une quinzaine de cavaliers avait fait le déplacement pour assister à ces deux journées de travail sur le Hunter. Comme l'expliquait Claude Lanchais, ce regroupement avait un double objectif. Il s'agissait d'une part de réunir les experts de la discipline (Jacques Robert, Jean Louis Colot, Marie Christine de Saint Vaast, Ludovic Bizet, Dominique Trussard, Hervé Louchet d'Albigny, Jean Pierre Meneau) pour un rappel sur leur statut et leur rôle en régions, et d'organiser en parallèle une action technique et pédagogique sur la discipline sous la houlette d'Adeline Wirth Nègre.

"Nous avons d'abord travaillé en salle, puis sur le terrain sur le jugement et la façon de préparer les chevaux" précisait Claude Lanchais. "Nous nous sommes aperçus lors d'un bilan avec la direction technique que le BFE (Brevet Fédéral d'entraîneur) n'était pas suffisamment développé. C'est désormais l'un de nos objectifs." Côté pratique, au programme des deux jours, une première séance sur un dispositif de quatre barres placées sur un cercle, espacées de quatre foulées chacune, à enchaîner au galop en respectant la cadence, l'équilibre et la fluidité du tracé. Seconde étape, travail sur des lignes avec contrats de foulées, (de quatre à six) en commençant pas ajouter une foulée pour sécuriser le contrôle ainsi que l'équilibre latéral et longitudinal pour vérifier que cheval et cavalier sont en connexion dans le relâchement. Ensuite, il s'agissait de développer l'amplitude pour franchir la ligne avec une foulée de moins. Adeline le précise "Il ne s'agit pas d'accélérer mais d'accroître l'amplitude dans la lenteur."

Le lendemain, les cavaliers enchaînaient les parcours détaillés la veille. "Techniquement, une fois que le cheval exécute parfaitement dans la tonicité mais dans la lenteur chaque exercice, le cavalier peut se permettre d'augmenter l'amplitude, puis d'adopter davantage de vitesse si l'épreuve le nécessite", souligne Adeline Wirth Nègre qui se disait enthousiaste sur ce regroupement des adeptes du Hunter. "L'idée était de rassembler la famille du Hunter tant sur le plan humain que technique. Après toutes ces années consacrées à la discipline, je réalise que le Hunter à l'américaine ne correspond pas vraiment à la philosophie européenne, mais je constate aussi que de plus en plus de gens ont envie de faire de la belle équitation sans sauter trop haut. Ils se rendent compte qu'il est important de soigner l'exécution de son parcours, d'approfondir les gestes et les attitudes." Sébastien Grillon, gérant de l'écurie des Marçons à Contres (41) avait choisi de faire le déplacement avec quatre chevaux, pour prolonger le travail déjà engagé avec Adeline Wirth Nègre à l'occasion d'un stage au Lycée de Saint Cyran du Jambot (36). "Le système correspond parfaitement à nos chevaux et à notre philosophie de travail."

Cette première édition ayant reçu l'approbation de tous, Adeline Wirth-Nègre se propose d'offrir aux amateurs de la discipline une séance d'évaluation suivie d'un programme de travail personnalisé.