Emeric George se lance dans le grand bain
lundi 23 juillet 2018

Avec Rocker d'Ysieux, son cheval de tête, qui lui a notamment permis de prendre part au CSIO 5* de La Baule. © Scopdyga

À vint-neuf ans, Emeric George, ingénieur de formation, a finalement choisi l’équitation. Il faut dire que le cavalier de l’Oise, de plus en plus présent à très haut niveau, a tout du professionnel.

Saut dans le grand bain pour Emeric George. Le cavalier, qui jonglait jusqu’à présent entre sa carrière et ses chevaux, a finalement tranché. Il va devenir professionnel. ’’J’ai sauté le cap au printemps pour me lancer comme cavalier pro avec les chevaux nés à la maison, quelques jeunes que j’ai pu acquérir ainsi que ceux que l’on me confiera, que je vais former’’, explique-t-il. Sa société, Equestrian Consulting, a d’autres activités, mais Emeric est heureux de pouvoir enfin se consacrer complètement à sa passion. ’’Mon expérience est assez polyvalente, j’ai amené tous mes chevaux jusqu’au haut niveau sans les secouer, j’en ai remis à haut niveau après une blessure, j’ai beaucoup de plaisir à enseigner l’équitation et je peux aussi coacher quelques amateurs.’’ Il va donc valoriser des jeunes et déclencher l’offre de stages car il veut multiplier les activités pour développer une synergie entre elles. C’est pourquoi il a renoncé à sa carrière d’urbaniste à l’agglomération de Compiègne. Ce perfectionniste qui a appris le métier avec son père, Philippe, cavalier de complet, puis avec Laurent Elias, est arrivé au niveau 5* récemment, en passant par les CSIO de Dublin et Falsterbo et La Baule, ou encore les CSI de Dinard et Lyon.

En plus de Chopin des Hayettes, son cheval de tête, il compte sur Atomic Bomb qui démarre les épreuves à 1,50m et devrait se faire remarquer l’an prochain. Par ailleurs, il dispose toujours de son complice Rocker d’Ysieux qu’il connait par cœur depuis huit ans qu’il le monte. Derrière suivent deux sept ans : Step up de l’Héribus et Be Nice, un autre produit maison, une sœur utérine de Rocco Socco qui a fait le bonheur d’Emeric à ses débuts avant de partir aux États-Unis.

Comme les écuries familiales sont exiguës pour s’élargir à de nouvelles activités, Emeric coopère avec Bruno Lechevalier, du haras du Madras. ’’C’est à dix minutes de la maison, on se connait bien et on s’apprécie.’’ Ils se sont connus quand Bruno était étalonnier au haras de Compiègne et qu’Emeric lui amenait son étalon Idem de B’Neville. Les installations du Madras sont bien conçues avec un grand manège et des carrières. Il peut accueillir les clients d’Emeric avec leur monture et ’’c’est une garantie que les chevaux seront bien soignés et sortis tous les jours.  C’est aussi une manière sûre d’organiser ma période de rodage, avant une éventuelle installation définitive.’’