Kévin Staut déménage !
lundi 31 décembre 2018

Kévin Staut et Edesa's Canary
Kévin Staut et Edesa's Canary à Malines © FEI/Dirk Caremans

En cette fin d'année 2018, Kévin Staut est à l'aube d'un nouveau départ. Le Normand a annoncé la mise en place d'un nouveau système visant à faciliter son maintien au plus haut-niveau via l'arrivée de nouveaux chevaux et de nouveaux propriétaires.

Cela fait maintenant quelques mois que Kévin Staut monte des chevaux qui ne sont pas la propriété du Haras des Coudrettes à l'image de Viking d'la Rousserie, Lorenzo et plus récemment d'Edesa's Canary, avec lequel il du classait quinzième du Grand Prix de Genève et deuxième à Malines. 

La cause ? Pour se maintenir au plus haut-niveau il faut un piquet solide, d'où la nécessité d'ouvrir ses portes à davantage de propriétaires pouvant lui confier des montures. Kévin continuera toutefoisde monter les chevaux d'Emmanuèle et Armand Perron-Pette, qu'il considère comme "les propriétaires les plus formidables de sa carrière". Même si Reveur de Hurtebise, revenu souffrant des JEM de Tryon, ne devrait revenir sur les terrains de compétition que pour y faire ses adieux, il pourra toujours compter sur Ayade de Septon*HDC, qui affichait une forme excellente à Paris début décembre, For Joy van'T Zorgvliet*HDC et le jeune Vendome d'Anchat*HDC. "Nous voulions éviter, d’un commun accord, que l’on s’enferme dans un système où le cavalier est bloqué et aujourd’hui, nous sommes dans un système d’ouverture ce qui implique du changement. Bien sûr je vais continuer à monter, tant qu’ils voudront de moi, certains chevaux pour eux mais je vais aussi essayer de nouvelles collaborations et ouvrir mes portes à d’autres chevaux et d’autres propriétaires.", pouvait-on lire sur le site de Studforlife. 

Kévin va donc s'installer dans les écuries familiales qu'il occupait à ses début. Situées à 10km du haras de la Forge et à 10km du haras de la Chesnaye où il monte plusieurs chevaux pour Grégoire Oberson dans une optique de commercialisation. Il continuera de jongler entre ces trois écuries tandis que son équipe se concentrera à la Chesnaye et dans ses propres écuries, le Haras des Coudrettes ayant déjà un personnel suffisant. 

"C’est sûr que le retour aux écuries familiales où vivent encore ma mère et ma grand-mère, c’est aussi quelque chose d’émotionnel. C’est une écurie toute simple où il n’y a pas de manège car c’est une zone protégée et nous devrons donc nous contenter d’une carrière extérieure … mais il y a beaucoup d’herbage et c’est très proche de la plage. Comme je récupère des chevaux seulement à partir de 7 ou 8 ans, ce sont des chevaux qui ont déjà de l’expérience et comme ils sont beaucoup au concours, ils ont besoin de décompresser un peu donc c’est une écurie très paisible, très nature pour un retour aux sources et quand il y a besoin d’infrastructure à la pointe, j’ai la possibilité de continuer avec le haras de la Chesnaye principalement pour toutes les activités commerciales mais c’est vrai que le côté nature de mon écurie me fait plaisir … c’est une peu l’histoire du gamin qui rentre chez lui ! », détaillait Kévin. 

Du côté du Haras des Coudrettes, Patrice Delaveau récupérera devrait récupérer une bonne partie des jeunes chevaux que montait son collègue. Il devrait poursuivre également la formation des chevaux chevaux acquis par Emmanuèle et Armand à l'instar de Bugs Bunny d'Authuit*HDC ou de Fibonacci de Lessac*HDC.