Apache d’Adriers HN, "un cheval d’exception"
lundi 17 août 2009

bonnet + apache la baule
© Dirk Caremans

« C’était un cheval d’exception, d’une générosité extraordinaire et qui plus est, qu’il transmettait » indique au sujet d’Apache d’Adriers qui s’est éteint le 15 août, celui qui a toujours été son cavalier, Jacques Bonnet.

Jacques Bonnet s’était porté acquéreur d’Apache auprès de son naisseur M. Brugier, alors qu’il était encore poulain. Vendu aux Haras Nationaux à 3 ans, Apache a ensuite évolué sous la selle de Jacques Bonnet suivant la filière du cycle classique puis atteignant le plus haut niveau international ; Champion des 4 ans en 1992, il termine ensuite 6ème du championnat des 6 ans. A 8 ans, il est 3ème du critérium 1ère catégorie et se révèle l’année suivante au niveau international. « L’un de mes meilleurs souvenirs reste la tournée du sud en 1997 : 2ème du Grand Prix de Madrid, 4ème de celui de Lisbonne puis 2ème à Barcelone. C’était ses premiers concours à l’étrangers et il s’est vraiment révélé à ce moment là » se rappelle avec émotion son cavalier. Equipier fidèle de l’équipe de France, Apache d’Adriers a couru les Coupes des nations de Rome, Aix la Chapelle, La Baule…avec à son actif de nombreuses victoires et places d’honneur. Membre de l’équipe de France aux championnats d’Europe d’Hickstead, il était également présélectionné pour les Jeux de Sydney.

Quelle était sa qualité première ? « Un cœur énorme, une envie de bien faire un très bon mental. Il entrait toujours en piste pour donner le maximum et cela en faisait un cheval très attachant, un cheval d’exception comme on en rencontre rarement et il a, en plus, transmis ses qualités. ».Depuis l’âge de 6 ans, Apache d’Adriers a mené de front une double carrière de reproducteur et de compétiteur. Issu d’une très bonne souche maternelle il avait pour père Double Espoir. « Souvent les produits de Double Espoir manquaient d’équilibre, ce qui n’était pas son cas. Il était fait en montant avec beaucoup de rayons. Il a produit énormément de chevaux internationaux à l’image de Madame Pompadour, Kanthaka de Petra, Idem de B’Neville, Mélodie Ardente… » précise Jacques qui monte d’ailleurs beaucoup de ses produits.

Régulièrement en haut du tableau des meilleurs pères, il terminait en 2008 à la 7ème place du Top 50 des étalons publié dans le Hors Série elevage de l’Eperon et à la 24ème du classement WBFSH des meilleurs étalons mondiaux de CSO. Sa disparition est une grosse perte pour l’élevage français et pour les Haras Nationaux dont il était l’un des étalons vedettes.