La Chronique de Xavier Libbrecht, rédacteur en chef de l'Eperon

lundi 18 septembre 2000

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Xavier Libbrecht nous transmet en direct les échos des JO de Sydney du 18 septembre

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Xavier Libbrecht rédacteur en chef de L'Eperon

Certes, les quatre cavaliers australiens possèdent une petite avance sur les anglais au terme de l'épreuve de fond. Pour être précis ils disposent d'un peu plus de deux fautes d'avance (5 points par faute) mais les kangourous ont à la fois trop de métier et trop envie de réussir la passe de trois (1er à Barcelonne et 1er à Atlanta) pour crier victoire avant le test décisif. Hier soir à Horsley Park au terme de l'épreuve de fond ils se bornaient à considérer que si le plus dur était fait, les anglais champions d'Europe en titre demeuraient de sérieux challengers. "Nous sommes ici pour gagner, mais nous ne pourrons parler de celà que demain soir" déclarait Wayne Roycroft au terme de la conférence de presse.

Neuf cavaliers sont parvenus à aligner un parcours parfaitement sans faute sur les 7450m truffés de 32 obstacles du cross. Statistiquement celà fait "aparemment" de l'épreuve olympique de Sydney l'une des plus faciles de l'histoire du Concours complet aux JO. Un résultat à mettre au crédit du chef de piste Mike Ehrington Smith qui est parvenu grâce à l'ingéniosité de son parcours à générer des écarts significatifs sans créer d'incidents majeurs.Ce dernier estimait toutefois avec beaucoup d'humilité que ce résultat était du à l'amélioration du niveau de préparation des cavaliers ces dernières années.Peut être faut-il y voir aussi l'incidence de conditions climatiques idéales : 25°C, peu d'humidité et une brise permanente.

L'abandon de Didier Willefert était programmé. Compte tenu du mauvais départ des français (refus de Force et chute de Teulère), Thierry Touzaint profitant des astuces du réglement avait ordonné à Willefert d'abandonner au premier incident afin de permettre à Jean-Lou Bigot de déclarer forfait et donc de pouvoir concourir pour une médaille individuelle. C'est sur l'obstacle n°13 que le cavalier de Blacking enregistra une dérobade.Discipliné il abandonna aussitôt. "Nous avons perdu une bataille, mais nous n'avons pas perdu la guerre" déclarait-on dans l'entourage de l'équipe de France.

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0Commentaires

NICOLE B | 26/09/2014 12:19
Modeste témoignage:
« Au pays de la grenouille la Normandie s’est prise pour un bœuf »

Un « cavalier seul » qui lui coutera quelques sifflets dans son stade d’Ornano et nombre de critiques dans la presse étrangère. Pour certains ce furent même les « Worst Equestrian Games ».
Pour nous, ce fût de longues heures d’attente pour entrer dans l’antre du CSO. L’engouement pour ce sport se transformait en pensum.
Comment peut-on rater à ce point une organisation logistique à une époque où le benchmarking, l’échange des bonnes pratiques…est un leitmotiv dans toutes les organisations.
Non, décidément, la Normandie en avait décidé autrement.
Alors sportifs et spectateurs passionnés, vous ferez la queue le matin pour entrer dans le stade que vous serez obligés de quitter à midi pour de nouveau refaire la queue l’après-midi parce qu en Normandie, on ne sait pas utiliser les places numérotées, on ne sait pas non plus distinguer les billets en matinée (un pourcentage très minoritaire )du billet à la journée. Alors pour chasser le resquilleur potentiel qui ne paierait que le billet du matin et resterait la journée on vide la totalité du stade…Bref plus vous avez investis dans ces jeux sportifs plus vous passez de temps dans les files d’attente. Merci la Normandie, j’y ai amélioré mon anglais.
Quant à la restauration du stade, elle sera fermée le midi !!!
La sécurité à l’extérieur du stade n’est pas assurée !!!
20000 spectateurs qui se massent progressivement autour de 2 portes d’entrée…
Je vous laisse imaginer les risques…
Et pourtant, ce public civilisé a été remarquable, exception faite de quelques agressifs qui remontaient les files d’attente sans vergogne prêts à se battre…
Au-delà de ces balourdises, ce fut un grand spectacle sportif.
Embelli par des champs d’obstacles artistiques.
Magnifié par notre équipe de France.
Sublimé par Monsieur Patrice Delaveau.
Non, Monsieur Delaveau vous n’avez pas « fini deuxième », vous êtes Vice Champion du Monde 2014. C’est un accessit indélébile et ce temps là… ne se compte pas.
Et puis, si la bonne logistique normande n’avait pas eu l’idée de fermer le village le lundi 1er septembre, nous n’aurions pas eu la chance de déjeuner « par hasard » dans le même restaurant que notre équipe de France au grand complet, d’échanger avec Monsieur Philippe Guerdat et de les quitter, nos billets couverts des signatures de nos émouvants champions.
Au plaisir de vous retrouver à…Barcelone… dans quelques jours.


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