Plus de structures, moins de financement public
jeudi 02 septembre 2010

AG Fenecso
AG Fenecso © Jean-Louis Perrier

L’assemblée générale de la FENECSO présidée par Philippe Martin s’est tenue le mercredi 1er septembre dans le cadre de la Grande Semaine de Fontainebleau.

Les membres, les présidents des syndicats régionaux d’éleveurs avaient répondu présents et ont suivi avec intérêt les communications des intervenants. Il faut dire que la table des conférenciers présentait des acteurs majeurs de notre filière. Seul non institutionnel, Arnaud Evains après l’intervention pour la SHF de Marc Damians, a présenté un point sur les ventes aux enchères en Europe. En France elle concerne 10% des naissances de chevaux de sport alors qu’en Hollande et Allemagne on se situe autour d e12 % et à plus du quart en Irlande. Le président de GFE croit beaucoup en l’utilisation d’Internet pour dynamiser le marché, notamment pour l’organisation de ventes de foals.

Une fois de plus une grande partie de la réunion a été consacrée à la réforme des ex Haras Nationaux avec la présence de Philippe de Guénin directeur de l’IFCE et de Patrick Dehaumont, préfigurateur du GIP ‘’ France Haras’’. Malgré les appels au volontarisme de Philippe Martin, les éleveurs confrontés à un marché de plus en plus difficile avec des coûts de productions qui ne cessent d’augmenter et des acheteurs à moindre pouvoir d’achat, restent dubitatifs face à ces réformes. Philippe de Guénin et a fortiori Charles de Certaines, chef du bureau de l’élevage et des activités équestres, n’ont pu les rassurer sur les moyens financiers apportés par les institutionnels. Les restrictions budgétaires imposent la poursuite d’une politique de restructuration avec notamment moins de personnel et de sites pour l’IFCE, une baisse de 10% des effectifs est annoncée. Une note d’espoir est tout de même arrivée avec Jacques Myard,député de Maison Lafitte et président du groupe des parlementaires Cheval. L’ouverture des paris sur les compétitions équestres, le CSO et le horse ball, apportera-t-elle un peu de moyens à la filière ? Il faut le souhaiter car quelques soient les structures qui se mettent en place, elles ne pourront fonctionner sans moyens financiers !