Alain James confirmé à la présidence de l’ANAA

mardi 28 mars 2017

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Lundi 27 mars, les éleveurs d’Anglo-arabes étaient réunis à Toulouse en assemblée générale ordinaire: la première depuis la disparition de Jean-Marie Bernachot. Alain James a été confirmé comme nouveau président. Interview.

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Alain James, élu à la présidence de l'ANAA

La majeure partie du Conseil d'administration de l'ANAA réuni à Toulouse le 27 mars.

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Disparu dans la nuit du 29 au 30 juin 2016, Jean-Marie Bernachot était le président de l’ANAA (Association nationale de l’Anglo-arabe) depuis 1994. S’ouvrait donc une période nouvelle pour l’association, qui n’avait pas connu d’autre président depuis plus de vingt ans. C’est Alain James qui prit la présidence par intérim le 18 juillet 2016, lors d’un Conseil d’administration exceptionnel qui le désigna pour assurer la transition jusqu’à la prochaine Assemblée générale ordinaire, qui a donc eu lieu lundi 27 mars 2017. Sa candidature a alors été de nouveau soumise au Conseil d’administration, qui l’a donc officiellement élu (jusqu’à l’élection du prochain tiers sortant, qui a lieu tous les trois ans et qui tombe en l’occurrence… en 2018).

Domicilié à côté de Tarbes, Alain James est âgé de 68 ans et possède deux poulinières. Cet ancien officier des Haras a quitté l’IFCE (Institut Français du cheval et de l’équitation) pour prendre sa retraite en 2012. Il était alors directeur territorial Limousin - Midi Pyrénées, après avoir été directeur à l’international..

Outre la présidence de l’ANAA, Il occupe également les fonctions de président de la Confédération internationale de l’Anglo-arabe (CIAA, qui l’a élu en octobre 2016 pour remplacer J.-M. Bernachot), de juge international de concours complet, de juge et membre de la commission CCE à la SHF.

Il a répondu à nos questions au lendemain de cette AG de l’ANAA qui l’a désigné comme président.

Vous êtes arrivé à la tête de l’ANAA après une très longue période de vingt-deux ans années de présidence d’un même homme, Jean-Marie Bernachot. Souhaitez-vous vous inscrire dans le changement ou dans la continuité de son action ?

Ca dépend à quel niveau. Globalement, je suis dans la continuité des actions de Jean-Marie, notamment le soutien à la race pure, mais je suis dans le changement du fonctionnement, dans le sens où je veux développer l’auto-financement de manière plus importante que par le passé, et appuyer fort dans les domaines de la communication et de l’aide à la vente.

Quelles seront les grandes lignes et le calendrier de votre action ?

Il y a deux grands axes. D’abord, l’aide à la race pure. Avec 720 naissances au total, dont grosso modo 500 pour le sport et 200 pour la course, les naissances d’Anglo-arabes ont augmenté en 2016 de 10 %, ce qui est satisfaisant mais pas suffisant. C’est une population qui reste fragile. Donc la première de nos priorités c’est l’aide à la production en race pure – les sections 1 et 2 du stud-book, c’est-à-dire pour faire court l’Anglo-arabe non issu de croisements avec des Demi-sang extérieurs à la race -, grâce par exemple au doublement de la prime PACE et à des actions de communication. L’Anglo-arabe de la section  3 est un mal nécessaire, il fait de bons chevaux de sport tels que Upsilon (par Canturo, holst, ndlr) de manière incontestable, il faut le gérer de manière raisonnée, mais on a besoin de race pure, creuset de l’anglo-arabe, pour lequel on a de la demande notamment de l’étranger.

La deuxième priorité c’est la communication et l’aide à la valorisation et à la vente, grâce à une présence accrue sur les salons, des contacts avec l’étranger, l’édition du Mémento de l’élevage en début d’année, l’édition de l’Anglo-magazine en juillet qui va être envoyé à de nombreux professionnels, des projets de partenariats avec des organismes d’aide à la vente… Nous avons aussi un volet d’aide technique et économique à l’endurance, discipline dans laquelle l’Anglo-arabe marche bien et où il y a un marché. Nous nous efforcerons d’accroître toutes ces actions grâce à un budget prévisionnel global 2017 en augmentation de 37 % par rapport à 2016.

D’où provient cette augmentation de vos moyens ?

On essaie de développer les auto-financements, par exemple en développant une ligne de vêtements avec l’entreprise Barn Stormer et l’aide de Mathieu Lemoine, mais surtout grâce aux partenariats et notamment le développement d’actions originales telles que la mise en place d’un club des partenaires qu’on développe autour de la notion de terroir de la race. On est train de proposer à des partenaires de nous accompagner dans la promotion de la race en France et à l’étranger, moyennant quoi ils seront présents dans nos supports de communication, et pourront nous accompagner sur des événements (Pau, Le Lion d’Angers, Pompadour, les courses de La Teste, des événements à l’étranger comme le Dublin Horse Show, au Maroc, en Pologne…). Sur les concours complet ils seront reçus par Mathieu Lemoine (cavalier de CCE, ndlr), originaire de Mont-de-Marsan, avec qui on a un partenariat et qui les accompagnera pour la reconnaissance des cross par exemple. Dynavena, des entreprises locales comme la Sellerie Maurel, les vins Pellehaut, les assurances Hipassur, nous ont rejoints… Ce club des partenaires prend bien, il y a un effet d’entraînement qui marche bien. Cette année nous allons limiter leur nombre entre 10 et 15 mais l’objectif est d’arriver à trente à quarante partenaires l’année prochaine.

Ainsi, alors qu’en 2016 le budget de fonctionnement était de 110 000 euros il va être de 170 000 euros en 2017, on augmente de 35 %, et on est à 56 % d’auto-financement. Nous avons diminué les charges de plus de 30 %  et nous augmentons les recettes. Ce n’est pas très original mais ça nous permet de rétablir l’équilibre. Aujourd’hui l’ANAA est à jour de ses comptes et ne doit de l’argent à aucun fournisseur. Le Centre de valorisation de Sames ne nous coûte plus rien, il est dirigé depuis septembre 2016 par Patrick Marquebieille, les boxes sont pleins, et le centre s’autofinance. Je suis donc confiant pour l’avenir.

Propos recueillis par Emmanuel Jeangirard

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