Les cavalières mettent l’élite des six ans à l’honneur
lundi 15 octobre 2018

Celtik de la Louve
Celtik de la Louve, champion des six ans © Jean Louis Perrier

Les six ans courant à vitesse libre donnent l’épreuve phare du meeting endurance SHF d’Uzès. Au terme d’une journée à la météo idéale, huit d’entre eux ont obtenu la mention Elite. Avec une meilleure récupération sur l’ensemble de ce prix L’EPERON, Celtik de la Louve est sacré champion de l’édition 2018.

Les résultats  de cette belle édition des 6 ans SHF confirment la sensibilité des cavalières à l’écoute de leur monture : les huit chevaux Elite comme les huit Excellent sont tous sous la selle de cavalières ! C’est bien le seul trait commun car côté chevaux, la diversité est toujours de mise. Sur les huit Elite, les hongres l’emportent avec quatre représentants contre trois juments et un entier, Calcium Artagnan. Né chez Jean-Michel Grimal en Bigorre et confié à Clémentine Chaud, ce fils de Sadepers est un anglo arabe par sa souche maternelle qui a déjà bien produit en endurance. Il est troisième au classement général.

A la deuxième place de ce classement basé sur la récupération globale tout au long de l’épreuve, on trouve l’un des deux Pur sang arabe de la catégorie Elite, Champion de Venelle. Monté par Sabrina Arnold qui en est l'éleveuse avec son époux Jean-Philippe Francès près d’Aix en Provence, c’est un produit de Baltik des Ors, l'un des meilleurs pères de chevaux d’endurance. Sa mère Parsia vient d’Allemagne représentant les courants de sang arabes des lignées russes. "Nous avions acheté deux juments soeurs et quand nous avons vu leur qualité, nous avons acheté leur mère !", explique Jean-Philippe Francès

Avec un temps d’attente totale pour entrer au vet gate de 11’27", le titre est pour Celtik de la Louve, un fils de Bédouin de Piboul, l'un des étalons les plus représenté dans ces finales. Monté par Laura Stella, il représente l’élevage local de Bernard Cerra. Sa souche maternelle est issue d’anglo-arabe comme plusieurs chevaux de ce championnat. Tout près du podium, Cybele Reial  née chez Dominique Hauvette dans l’Aude et montée par Chloé Ferreira est une DSA par Baltzik et Adèle, répertoriée comme ponette qui a déjà produit Tam Tam Tokay, membre des équipes de France lors des trois dernières échéances mondiales et européenne.

Les souches performantes se retrouvent aussi chez Cap el Irwa et Cylene de la Drôme. Cap el Irwa, sixième sous la selle d’Alice Fabre, illustre le savoir faire de son naisseur Jack Bégaud (Lot) avec cinq générations de sélections "Sa souche maternelle vient de l'élevage de la Lizonne où Jean Deleau a sélectionné les meilleures juments. J'ai récupéré l'une d'elle qui avait été croisé avec de l'anglo arable. Cela m'a donné Vague du Temple, une Persik qui est devenue l'une de mes premières juments performante en 160km", explique son naisseur. Cylene de la Drôme née chez Yves Grange qui perpétue l’élevage de son père André, a été acheté par Guy Dumas à quatre ans. Elle est désormais montée par son épouse Annick Jottay.  Dans sa souche maternelle on retrouve l'excellente Falène de la Drôme, gagnante avec Cécile Miletto Mosti des 160 km de Florac.

Le seul autre PS arabe, Call me Bozoul, confié à Melissa Bissofi représente l’élevage aveyronnais de Jean Mezy toujours très performant sur ces finales. Plus étonnant dans les origines avec sa superbe robe appaloosa, Cheyenne du Clap prend la cinquième place du championnat. Ce DSA est fils de l’arabe Cassini et d’une jument sans origine, mélange de quarter horse et apaloosa d’où sa robe tachetée ! Cadeau de son grand-père décédé récemment,  sa cavalière Fantine Ducrocq, qui s’entraine tout près avec Antonio Nogueira, entend bien poursuivre avec lui une belle histoire.

Tous les résultats