La première vente online de performers de l'Agence Fences
mercredi 28 mars 2018

Coppola Batilly
Coppola Batilly © www.fencesweb.com

L’agence Fences organisait, jusqu’à lundi 26 mars à 20 h, sa première vente de performers sur internet. Un concept en lequel Arnaud Evain croit « dur comme fer » et qui avait été initié en France par Digard Auction

7 chevaux vendus « au marteau », 5 qui font l’objet de pourparlers à l’amiable depuis la date de clôture (le 26 mars à 20 h), sur 22 chevaux de 4 à 9 ans proposés : c’est le bilan de la première vente aux enchères de performers (via le site Fencesweb.com), organisée par l’agence Fences. Le chiffre d’affaires des 7 chevaux vendus « au marteau » est de 133 500 euros, avec un prix moyen de 19 071 euros. Le meilleur prix, 29 000 euros, est allé à Coppola Batilly (L’Arc de Triomphe x Cap Kennedy), Selle Français de 6 ans, étalon approuvé par le stud-book AES. Doté d’un ISO 125/17, finaliste à Fontainebleau l’an dernier, il est issu d’une souche suivie (ayant produit régulièrement des chevaux indicés entre 125 et 145) et dont la 5e mère n’est autre que Flicka’s Girl, mère de l’olympique Rochet Rouge M.

 

Si les ventes aux enchères sur internet se multiplient dans toute l’Europe, elles concernent pour l’heure essentiellement des foals, des embryons et quelques poulinières. Cette vente de performers est la seconde en France, et une des premières en Europe (le Haras de Zangersheide ayant, lui, organisé une vente de service il y a quelques semaines). En France la première vente aux enchères entièrement en ligne de chevaux de sport avait eu lieu en mai 2017 sur Auction.fr (voir ici)

Si les performers semblent a priori moins propices aux ventes aux enchères sur internet, c’est qu’on les imagine se heurter au problème de l’essai du cheval par les acheteurs potentiels. Arnaud Evain, l’un des fondateurs de l’agence Fences qui a déjà essayé plusieurs concepts par le passé de ventes de performers, dit y croire pourtant beaucoup, plus que dans les ventes d’embryons « dont le marché est limité en volume, à terme ».

« La moitié des chevaux de cette vente avaient été essayés (les personnes intéressés disposent d’une période d’un mois avant la clôture de la vente pour essayer les chevaux, ndla), mais les deux tiers des chevaux qui ont été achetés l’ont été par des gens qui ne les ont pas essayés. C’est donc un modèle qui peut fonctionner ainsi, à condition de bien décrire les chevaux, de montrer dans des vidéos les aplombs, le modèle, la locomotion, avec des petits commentaires et des zones de valeur estimatives. Moyennant quoi on rend un vrai service aux gens ; l’agence économise une partie des frais d’organisation d’un rassemblement sur site, mais les vendeurs ont également moins de frais. »

Arnaud Evain estime que les prix des chevaux vendus sont satisfaisants, et annonce une probable deuxième vente de ce type au second semestre.