Année studieuse et internationale pour Maxime Collard
vendredi 03 février 2006

collard-robin C
Maxime Collard et Robin van’t Dashaegheveld - Ph. Sandrine Dhondt

Par un matin glacé, au centre équestre de Maffliers, dans le Val d’Oise, rencontre avec Maxime Collard, médaille d’argent en jeune cavalier et petit tour en 2005, pour qui la trêve hivernale s’écoule tranquillement.

« Je ne suis pas ressortie depuis les championnats de France» nous dit-elle.

Comme bien souvent, elle est venue s’occuper de son Robin van’t Dashaegheveld pendant l’heure du déjeuner pour éviter de monter en même temps que les reprises qui sont données dans ce centre équestre. Elle travaille dans le calme et se donne deux heures pour s’occuper de son cheval avant de retourner très vite potasser car elle est « en plein partiels » pour son DEUG de droit qu’elle prépare à la Sorbonne.

Elle participe à tous les stages officiels mis en place pour les jeunes avec l’entraîneur Dolf Keller mais depuis le 15 juin dernier (« à deux semaines des championnats de France jeunes » nous précise-t-elle !) elle est entraînée par le cavalier de Nashville, Philippe Maynier. Pourquoi avoir changé ? « Philippe est un ami, on se connaît depuis des années. J’aime beaucoup sa manière d’approcher les chevaux et de les travailler. Le changement c’est fait comme ça !». Si la cavalière est toujours aussi élégante à cheval, Robin semble s’être étoffé et être globalement plus rond dans le travail. Maxime nous le confirme : « oui, c’est la remarque qui revient le plus souvent. Les juges reprochaient souvent à mon cheval d’être monobloc, rigide. En fait, avec Philippe, nous lui demandons de faire plus par lui-même et en insistant pour qu’il fasse travailler tous ses muscles. Pour Philippe et son entraîneur belge (Mieke Lunskens), il faut amener le cheval à faire ce que nous avons envie qu’il fasse avec le moins de contrainte possible. Travailler avec Philippe m’a permis d’avoir des sensations que je n’avais pas trouvé avant.» Par contre, les plannings de ces deux là ne leur laissent pas beaucoup de temps pour travailler ensemble, et si un stage est déjà mis en place pour le week-end prochain, jusqu’à la fin de sa saison universitaire, Maxime compte surtout travailler avec Philippe sur les terrains ! Une situation que cette jeune cavalière ne trouve pas problématique : « en fait, j’ai toujours travaillé seule. Le cheval est entré dans un moule et connaît son boulot par cœur ».

La saison 2006 est pourtant riche en projets : le CDIO à Saumur en avril, le CDI du Touquet en juin, les championnats jeunes cavaliers à Pamfou en juillet avec à la clé, si possible, le titre qui lui a échappé de peu en 2005, le championnat d’Europe en Autriche pour clôturer à l’automne par le CDI senior à Saumur en septembre avant le championnats de France « petit tour » fin cotobre. Espère-t-elle se lancer un jour sur le grand tour ? « Je pense que Robin pourra faire tous les mouvements, mais je ne le pense pas compétitif sur le niveau du grand tour. Enfin, on m’avait bien dit qu’il ne passerait jamais sur le petit tour et en 2005 je suis médaille d’argent pour ma première année à ce niveau. Je vais encore faire deux ans de jeunes cavaliers, on verra après ! »

Tandis que Robin lui papouille l’épaule, elle qualifie son complice « d’exclusif ». Logé à l’enseigne de star, ce fils de Randel Z n’a pas un box, mais une « suite » comme Maxime nomme ce vaste espace paillé au bout duquel le BWP peut voir et toucher du nez les chevaux de club. « Gentil comme tout », ce grand cheval de douze ans est un peu considéré comme l’autre enfant de la famille Collard qui habite non loin des écuries. Chaque jour, la mère de la cavalière l’emmène faire une heure de « brouting » en main, ou bien de la longe en « liberté » et les jours ou Maxime ne peut vraiment pas passer, c’est son père qui lui fait faire un peu de gymnastique au pas. Des semaines qui s’écoulent tranquillement !

Photos de Maxime Collard et Robin van’t Dashaegheveld par Sandrine Dhondt et Les Garennes