Balanda dans les "starting-blocks"
lundi 29 décembre 2003

balanda-crocus portrait
Gilles Bertran de Balanda et Crocus Graverie - Ph. Cosinus Prod

Equipier de la médaille d’or des Jeux Mondiaux de Jerez, Gilles Bertran de Balanda est dans la course pour les prochains Jeux Olympiques d’Athènes en août 2004. Zoom sur ses chevaux, son programme et sa collaboration avec Philippe Léoni.

Comment va Crocus Graverie ?Physiquement, parfaitement ! Il retravaille normalement et saute depuis quelques semaines. Comme techniquement il a déjà beaucoup d’expérience, je me concentre sur le travail de fond pour lui faire une super condition physique avant d’attaquer la saison.Quand retrouvera-t-il le chemin de la compétition ?Il n’y a pas d’urgence ! Je vais faire le stage fédéral à Saumur fin janvier puis attendre la reprise de la saison extérieure. Je vais sûrement le redémarrer en mars sur quelques nationaux comme Le Mans et Bois-le-Roi. Le but est de faire trois ou quatre concours pour le remettre en jambes avant la première grosse échéance de l’année qui sera le CSIO de La Baule. Ensuite, nous ferons sûrement Lucerne ou un autre CSIO, le championnat de France et Aix-la-Chapelle pour préparer Athènes. J’ai des objectifs et un programme (établi avec Jean-Maurice Bonneau), mais ils sont ajustables en fonction de la forme et des besoins de Crocus. Je suis avant tout à l’écoute de mon cheval. Quels seront les autres chevaux de votre piquet ?Il y aura Quartz Music, Fersen Mail, Gapache d’Adriers et Généreuse. Quatre chevaux qui épaulent très bien Crocus sur les Nationaux et CSI. Depuis un an, vous entraînez Philippe Léoni. On parle d’un éventuel déménagement dans ses installations. Qu’en est-il ?Pour l’instant, je suis toujours dans mes écuries près de Toulouse. Mais il est vrai que si je vends ma propriété l’an prochain, j’irai certainement m’installer chez lui à Aix-en-Provence. Nous avons une bonne collaboration. Je l’aide à gérer son écurie et le fais travailler techniquement. Ce serait plus facile d’être sur place et je pense qu’on peut vraiment bien se compléter.Qu’est-ce qui vous plaît dans le coaching ?J’adore ça ! C’est une continuité à ma carrière. Un échange très enrichissant. Et puis, quand on ne travaille plus que pour soi, on est tenu d’obtenir des résultats pour être crédible donc ça fait également progresser. J’aime transmettre mon savoir. Et puis, je ne vais pas monter éternellement donc c’est une intéressante manière de se maintenir en condition et de rester au contact du haut niveau.