Christian Patria : "nous voulions sauver Bercy"
jeudi 01 janvier 1970

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Christian Patria - Ph. PSV Jean Morel

Après l’assemblée générale de la Fédération française d’équitation du 5 décembre, Christian Patria, le président du CNECA et du Salon du cheval de Paris a tenu à clarifier sa position sur le dossier du Jumping de Bercy.

"Lors de l’assemblée générale de la Fédération française d’équitation, le jeudi 5 décembre, Porte de Versailles, Madame Jacinthe Giscard d’Estaing, présidente de Paris Horse Show, producteur du Jumping International de Paris Bercy, a déclaré que je n’avais jamais fait de propositions, ni répondu au projet de collaboration.

Choqué par ces propos, je tiens par ce communiqué à rétablir la vérité:

Le 13 octobre lors des championnats de France à Fontainebleau, la présidente de Paris Horse Show annonce qu’elle risque de ne pas réaliser le CSI de Paris Bercy faute de financement.Le samedi 19 octobre, Madame Reverdy, présidente de la FFE me contacte pour me faire part de la situation du CSI de Paris Bercy et me confirme son attachement à la réalisation de ce concours. Elle me demande au regard de notre expérience professionnelle de rencontrer Madame J. Giscard d’Estaing.Le mardi 22 octobre à 17h15, je rencontre Madame Giscard d’Estaing en présence de Jean Morel, directeur du CSI de la Porte de Versailles. Une longue discussion, du reste très cordiale, s’engage entre nous sur les difficultés rencontrées pour la réalisation du CSI de Paris Bercy en 2003.Je fais part à la présidente du Paris Horse Show des solutions qui pourraient être envisagées :- Association pour la réalisation de 2003 avec apport immédiat du CENECA de 150 000 euros, complément nécessaire à la réalisation du CSI de Paris Bercy en 2003 puis les années suivantes:- ou continuation d’une association- ou reprise totale de l’organisation du concours.Il est convenu à la fin de notre entretien que Madame J. Giscard d’Estaing me fera parvenir un projet de collaboration.Le mardi 29 octobre, un projet est télécopié à Jean Morel qui me le transmet immédiatement. Il ne correspond absolument pas à notre entretien du 22 octobre. Il est incohérent tant au niveau de son contenu que de son aspect économique. Il est demandé au CENECA un apport financier équivalent à celui du Paris Horse Show et de devenir associé à 33%.Le mardi 5 novembre vers 18 heures, j’ai un long entretien téléphonique avec Madame J. Giscard d’Estaing, entretien très courtois au cours duquel je lui fais part de mon désaccord. Je lui rappelle les termes de notre dernier entretien et lui confirme que je reste ouvert à tout accord raisonnable.Depuis, plus aucune nouvelle, sauf des attaques contre la présidente de la FFE dans la presse.Je suis très déçu ainsi que toute l’équipe du Salon du cheval de Paris car notre but était de privilégier le sport, donc de sauver l’édition 2003 de la coupe du monde à Paris plutôt que de polémiquer.Je suis également d’autant plus déçu que j’aurais souhaité répondre positivement à la demande de la présidente de la Fédération française d’équitation ainsi qu’aux nombreux cavaliers qui nous ont manifesté leur soutien.»

Communiqué de Christian PatriaPrésident du Centre National des Expositions et Concours AgricolesPrésident du Salon du Cheval de Paris