De Monpazier à Florac
vendredi 01 juillet 2005

cazes
Pierre Cazes - Ph. Cosinus Prod

Un peu plus d’une semaine après les championnats de France d’endurance de Monpazier et à la veille des 160 km de Florac, l’entraîneur national Pierre Cazes nous a livré ses impressions sur ces deux évènements majeurs.

Les conditions météo très difficiles avec la forte chaleur ont accentué les différences de niveau entre les compétiteurs. L’écart est de plus en plus grand entre les professionnels et les amateurs. Cela nous conforte dans notre choix de scinder en deux l’organisation des championnats. Le championnat sur 120 km CEN ** sera un évènement itinérant pour satisfaire l’ensemble des cavaliers amateurs à travers la France, dans un cadre convivial comme Ribiers pour 2006. Je souhaite, en revanche, fixer le championnat sur 160 km dans un lieu répondant assidûment aux exigences des grandes confrontations internationales, c’est pour ça que nous l’avons attribué à St Galmier qui offre une bonne localisation à proximité d’autoroutes et des infrastructures de l’hippodrome.

Il y a des déceptions avec l’élimination de Flyntor et l’abandon d’Illiade du Colombier blessée sur la piste, mais Maurice Saint et Jacques David m’ont dit que leurs chevaux allaient bien maintenant. On les verra au stage de début août où je ferai la sélection définitive. Sauf problème d’ici là, on peut dire que les trois du podium, Elodie le Labourier/Sangho’Limousian, Ludovic Saroul/Il Afrit et Virginie Simon qui choisira entre Calypso de Suleiman et Piacenza, ont gagné leur billet !

J’ai monté trois fois cette épreuve (2 fois au classement dans les 10e) et c’est vraiment une course grandiose ! Sur les autres épreuves on ne se préoccupe que de la piste, là il y a des paysages à vous couper le souffle ! C’est une course qui fait référence à l’étranger, elle est hors norme, hors du temps …

C’est un label qui est prévu dans un article du règlement FEI pour distinguer des évènements exceptionnels dans une discipline. On pourrait comparer avec Badminton en complet. C’est une référence dans la carrière d’un cavalier, un évènement permanent à la différence d’un championnat. Actuellement, il n’y a pas d’autres courses qui ont ce label mais on pourrait en imaginer 3 ou 4 à travers le monde qui soient ainsi des passages obligés pour les grands cavaliers.

Il faut bien maîtriser l’enchaînement entre Meyrueis et l’aérodrome de la plaine Chanet. Les chevaux commencent à accuser de la fatigue après les forts dénivelés des premières étapes (passage de l’Aigoual à plus de 1600 m) et en arrivant sur le causse les cavaliers trouvent des chemins en faux plat où il est tentant de laisser filer !