Découverte de la piste de Bercy avec Hervé Godignon
samedi 03 mars 2001

herve bercy
Hervé Godignon - Ph. Christophe Bricot

Pour sa dix-huitième année, le jumping international de paris Bercy a retrouvé son public, venu en nombre accueillir l’élite des cavaliers mondiaux de saut d’obstacles, dans la mythique salle du palais Omnisports de Paris Bercy. Un rendez-vous que certains ne rateraient pour rien au monde…La piste ouverte au public…Atmosphère…impressions…Réactions… Rencontre sur la piste avec le cavalier français, Hervé Godignon…

Selon la tradition à Bercy, juste après la reconnaissance du parcours par les cavaliers, le public est invité à descendre sur la piste, pour lui aussi connaître et découvrir les méandres du parcours concocté par le chef de piste Serge Houtmann, maître des lieux à Bercy.Entre autres remarques, on pouvait entendre ça et là : c’est énorme… Ca doit leur faire drôle aux chevaux d’entrer dans cette arène…Moi, je ne pourrai jamais sauter ça !…Ou encore, moi un jour je monterai ici…

« Donner la possibilité au public de reconnaître le parcours est une très bonne chose, cela permet aux spectateurs d’appréhender la hauteur des barres. Une façon sans doute de suivre l’épreuve différemment. Ce soir, comme tous les parcours de Serge Houtmann, le parcours de l’épreuve qualificative pour le Grand Prix Rolex Coupe du Monde est très technique. Mais en plus, la particularité à Bercy, c’est le matériel mis à la disposition du chef de piste, des barres fines comme des allumettes qui tombent facilement ! D’ailleurs, c’est un peu le mot d’ordre actuellement au sein du clan français. Même dans les épreuves nationales (N1), comme on l’a vu à Versailles puis à Bois-Le-Roi, les Grands Prix deviennent de plus en plus techniques. Cela nécessite d’avoir des chevaux extrêmement dressés, et affûtés. Plus les qualités indispensables à des chevaux de haut niveau, puissance, respect, fiabilité et bonne santé, car à ce niveau d’épreuve, rappelons le, on fait aussi beaucoup appel à la résistance physique des chevaux. Personnellement je pense que la difficulté des parcours en nationaux ne peut à terme que s’avérer positive pour notre sport. Les épreuves nationales doivent être l’antichambre des épreuves internationales, les cavaliers doivent pouvoir se préparer pour ensuite être compétitif à l’étranger. Aussi, au risque de paraître un peu sévère, j’ajoute que le sport de haut niveau ne peut pas laisser place à la médiocrité. Si chevaux et cavaliers ne sont pas prêts pour courir un Grand Prix, il faut qu’ils travaillent, ce ne sont pas les difficultés qui doivent être revues à la baisse. Alors, aux côtés de notre nouvel entraîneur national, Jean Maurice Bonneau, à nos rênes et au travail… »