Disparition de Jean-Luc Lagardère : une perte immense pour les courses françaises
jeudi 01 janvier 1970

lagardère
Jean-Luc Lagardère - Ph. Cosinus Prod

Les obsèques de Jean-Luc Lagardère, décédé vendredi 14 mars, auront lieu jeudi 20 mars. Le grand patron français, président de France Galop, éleveur renommé, propriétaire de grands champions, reposera à Ouilly, en Normandie, berceau du Haras d'Ouilly, qu'il avait racheté en 1981.

Photo Cosinus Prod

Jean-Luc Lagardère se plaisait à dire que dans France Galop, il y avait deux mots auxquels il était très attaché, la France et le Galop.

L’implication de Jean-Luc Lagardère dans la filière hippique est à la mesure de celle qu’il a développé tout au long de sa carrière dans différents secteurs d’activités.

Propriétaire de chevaux de courses depuis 1966, Il débuta avec une jeune pouliche acquise aux ventes de yearlings, et se rendit acquéreur de sa première poulinière, Reine des Sables, en 1967. La même année, il s’installe au Haras du Val Henry dans le Calvados.

Au début des années 80, il acquit le Haras d’Ouilly, ancien haras de la famille Dupré qui est devenu le berceau de son élevage.

Son palmarès est impressionnant car ses chevaux ont remporté les plus belles victoires dont le Prix de Diane Hermès, en 1988, avec Resless Kara et le Prix de l’Arc de Triomphe en 1998, avec Sagamix dont il était l’éleveur et dont le père Linamix demeure l’un des plus beaux fleurons de l’élevage français. Grâce notamment aux produits de ce prestigieux étalon, Jean-Luc Lagardère a été couronné premier éleveur français, à neuf reprises, en 1988, 1990, puis chaque année de 1995 à 2001.

Au 1er janvier 2003, son effectif comptait 80 poulinières, 51 yearlings au haras ainsi que 71 chevaux à l’entraînement qui courent sous les couleurs de la célèbre casaque grise, toque rose.

 

Jean-Luc Lagardère était le Président de France Galop, depuis sa création, en 1995. Cette société-mère des courses de galop, placée sous la tutelle du Ministère de l’Agriculture et du Ministère des Finances, a la responsabilité, avec son homologue du trot, d’une filière économique agricole de plus de 50.000 emplois directs qui génère plus de 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires et verse, chaque année, 1 milliard d’euros à l’Etat.

L’enthousiasme, la passion et le professionnalisme de Jean-Luc Lagardère ont su gagner tous les suffrages puisqu’il avait été réélu à cette fonction pour 4 ans, en décembre 1999. Il a su insuffler, au sein de France Galop, et plus généralement à toute la filière hippique française, une nouvelle énergie et une plus grande visibilité, grâce à une modernisation des structures de fonctionnement de l’Institution. Il a été également à l’origine d’une grande politique de décentralisation qui a permis la mise en valeur des principaux hippodromes des régions françaises.

Jean-Luc Lagardère a été, tout au long de sa carrière d’industriel et de responsable de l’Institution des Courses, un grand dirigeant innovateur qui a largement contribué au renom de l’élevage et des courses françaises à l’étranger.

Tous les membres de l’Institution, qu’ils soient bénévoles ou salariés, rendent aujourd’hui un hommage ému à l’homme qui a su donner une nouvelle impulsion à l’ensemble de la filière hippique française, et s’associent à la douleur de son épouse Betty et de son fils Arnaud.

Légende photo: Le 4 octobre 1998, Jean-Luc Lagardère avait eu la joie de voir triompher Sagamix dans le Prix de l'Arc de Triomphe - Ph. Scoop Dyga