« J’ai fait un stage avec Thierry Pomel »
mardi 09 janvier 2001

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A 35 ans, cavalière amateur en 3ème catégorie, directrice d’une petite écurie de propriétaire dans le parc de Maisons-Laffitte, Odile Moalic a suivi le stage organisé à l’initiative de Serge Houtmann, chef de piste international, avec Thierry Pomel, vice-champion du monde de saut d’obstacles. La rédaction de cavadeos est allée à sa rencontre…Interview…

Cavadeos« Comment décide-t-on de suivre un stage avec un grand champion ? »

Odile Moalic : « Pour plusieurs raisons ! D’une part, parce que je suis l’heureuse propriétaire d’un cheval, Ouroze des Chaînes, qui n’est autre que le demi-frère de Thor des Chaînes (par la mère, Elska), alors, je me suis toujours plus particulièrement intéressée à la carrière de ce couple qui n’a plus grand chose à prouver. Aussi, la venue de Thierry Pomel à Maisons-Laffitte m’a donné envie de voir comment pouvait se dérouler un stage avec un cavalier de haut niveau pensant qu’il y a toujours quelque chose à apprendre avec un « grand cavalier ». Enfin, propriétaire d’une jeune jument de 4ans, j’ai pensé qu’il pouvait être intéressant de la soumettre au regard d’un professionnel. »

Cavadeos : « Comment s’est déroulé le stage ? »

O.M : « Le stage s’est déroulé autour de trois séances de travail. Une séance sur le plat, une sur des cavalettis et des obstacles isolés et enfin, la dernière séance, un vrai parcours d’obstacles. Il faut aussi attirer l’attention sur le fait que la limitation des places a permis à Thierry Pomel de former des groupes homogènes et pas trop nombreux. »

C : « Au lendemain de ce week-end, quel bilan retirez-vous de ce stage ?

O.M : « Globalement, que du positif ! Cela m’a donné une autre approche de l’entraînement d’un cheval pour la compétition. Des règles d’entraînement et de soumission du cheval afin d’aborder la compétition dans les meilleurs conditions. Aussi, en tant que directrice d’une écurie de propriétaires, je travaille souvent seule et l’apport d’un regard extérieur est considérable, et à fortiori lorsqu’il s’agit du regard d’un grand champion ! Par ailleurs, cela donne des directives dans l’élaboration d’un travail à suivre. J’ai fait des choses ce week-end que je n’aurais pas osé faire seule et c’est très constructif. ».

C : « Cela vous a donné envie de renouveller l’expérience avec d’autres grands cavaliers ? »

O. M : « Oui, et pas plus tard que le week-end prochain durant lequel je suivrai un stage sous la houlette de Yvan Scherer (le père de Rodolphe, membre de l’équipe de France de concours complet d’équitation). Je pense sincèrement que c’est l’occasion de bénéficier d’un nouveau regard et chaque cavalier sait à quel point il est important de savoir se remettre en cause. »

C : « Certains pensent que cela coûte très cher. Qu’en pensez-vous ? » O.M : « C’est vrai, mais c’est un peu comme une thérapie, c’est un investissement mais ça peut rapporter gros ! Non, mais c’est motivant ! A 600 Francs la séance, ça donne envie de faire un effort ! Et puis il y a l’ambiance, c’est l’occasion de déjeuners entre cavaliers, tous réunis autour de la même passion. »

C : « Que diriez-vous aux cavaliers qui hésitent encore ? »

O.M : « Je pense qu’il faut des bonnes bases d’équitation. Je ne le conseille pas à un cavalier vraiment débutant. Sinon, il faut essayer, mais seulement si l’on sait faire confiance au maître de stage, au champion du jour ! C‘est un peu la règle du jeu ».