La balade de Gilles !
lundi 29 juillet 2002

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Gilles Bertran de Balanda et Crocus Graverie - Ph. Cosinus Prod

Fidèle et enjoué, le public du Maine Gaudin a témoigné sa ferveur équestre jusqu’à près d’une heure du matin pour la dernière de trois belles soirées sportives.

Seule une minorité de couche-tôt se sont privés de la nouveauté de cette 26e édition, un derby haletant remporté par le suisse Théo Muff/Fleur XI devant Jacques Bonnet Etincelle de Moens et Jean-Marc Nicolas/Elisca Galante, qui succédait au Grand Prix CCF.

Légende photo: Gilles Bertran de Balanda et Crocus Graverie - Ph. Cosinus Prod

Après la magnifique victoire de Gilles Bertran de Balanda et Crocus Graverie dans l’épreuve reine (la deuxième pour Gilles qui bouclait après une démonstration avec Fersen mail dans la difficulté progressive !), il était certes difficile d’imaginer que les joutes suivantes garderaient de leur saveur ! Pourtant en début de soirée, le sans-faute des premiers en lice, Eric Navet/Darius du Mûrier pouvait laisser supposer que la partie s’annonçait mièvre, mais c’était sans compter sur l’habileté du chef de piste, Jean-François Morand, et la dextérité du champion du monde 90.

Légende photo: Eric Navet et Darius du Mûrier - Ph. Cosinus Prod

Sur les 34 qualifiés pour ce Grand Prix - pour lequel Eric était repêché après des forfaits ! – seuls, deux autres couples, le japonais Toshiki Masui/Ernest et Gilles Bertran de Balanda/ Crocus, sortiront sans pénalités… Car des sans-faute il y en aura deux autres : Philippe Rozier/King et Christian Hermon/Ephèbe for Ever, pénalisés de trois points de temps dépassé ! Dommage certes, mais aujourd’hui à l’international, le chrono fait partie intégrante de la difficulté. Et c’est encore lui qui tranchera pour départager ces trois barragistes à nouveau sans-faute. Sans risque inutile, Eric Navet mis la pression immédiatement sur ses adversaires. Le souvenir des trois fautes qui lui coûtait la victoire dans le Grand Prix de Lummen il y a quinze jours, a sans doute guidé Toshiki vers la prudence, il sera donc près de 6 secondes au dessus du temps d’Eric.

Légende photo: Toshiki Masui et Ernest - Ph. Cosinus Prod

Restait à Gilles de conclure, ce qu’il fit avec maestria. Pour la première fois depuis la récente reprise de Crocus, il l’enjoint à prendre du rythme et sans hésitation l’étalon se jeta dans la bataille… sans forcer son talent ! Une belle leçon pour un couple qui revient comme un challenger très sérieux, après leur double sans faute dans le CSIO de Lummen, en perspective des Jeux Mondiaux ! Dans cet objectif, le très disputé CSIO de Dublin auquel ils participeront la semaine prochaine sera un bon indicateur…

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