Le monde d’Olivier Jouanneteau
mardi 12 mars 2002

Jouanneteau-cigare
Olivier Jouanneteau chez lui MAT

Visite chez le vainqueur du Grand Prix de Bordeaux, Olivier Jouanneteau, homme écclectique et chaleureux

Entre deux Coupes du Monde, la vie suit son cours à Equery. Olivier Jouanneteau a de quoi faire étant à la tête d’une exploitation agricole de 50 hectares. Dans ses écuries, il a une quarantaine de poulinières, ses chevaux de compétition et les poulains.Derrière son air insouciant, Olivier est en fait un gars rigoureux, organisé et professionnel .Il commence sa journée à 8h30 par un petit briefing avec tout son « staff », monte ses chevaux, gère les problèmes quotidiens avec son chef de culture.Hors saison de concours, il se consacre le plus possible à la peinture et la sculpture, ses passe-temps favoris.

50 ha de pâtures8 salariés3 apprentis, ainsi que quelques élèves en formation agricole40 boxes pour accueillir les poulinières

Olivier a aussi ouvert un centre d’insémination dans ses installations, l’un des plus grands du Nord de Paris. Il a prévu de la place pour héberger, notamment, toutes les mères porteuses d’Uélème, celle-ci ne pouvant pas pour le moment tirer un trait sur sa carrière sportive pour pouliner. Les premiers produits d’Uélème ont 7 ans (Hachelem et Illico). Olivier a par exemple une jument qui s’appele Hermione Polaire, porteuse d’Uélème, pleine de Quidam de Revel. Toutes ces juments sont méticuleusement suivies par le Docteur Georges.

Uélème« A 2 ans, Uélème faisait déjà 1,70m et elle était impressionnante. Elle avait un comportement plus ou moins difficile. On pouvait sentir sa puissance mais sans réellement savoir comment cela allait se traduire. Elle a de gros moyens, elle a beaucoup de moteur derrière donc elle marche un peu en crabe. Malgré ses 16 ans, elle garde toute sa fraîcheur et ses qualités ». Au programme pour Uélème : mise en condition, galoping, nez au vent dans les pâtures et travail en côte pour entretenir la musculature.

Diane de TerlongEden du Rozel

« Pour se maintenir à haut niveau toute une vie, il faut non seulement assurer la forme des chevaux de tête mais également organiser la relève. Il faut avoir une politique à long terme et ne pas oublier les bases du dressage. On fait trop souvent des chevaux des stars avant l’heure ».

Olivier sait décidément ménager sa monture...pour aller loin : « Les choses doivent se faire petit à petit pour les chevaux, le centre d’insémination. J’aime commencer prudemment pour aller plus loin, plus longtemps. J’ai une âme d’agriculteur avant tout. J’ai commencé par avoir des vaches, puis des jeunes chevaux et des poulinières. Les quotas laitiers m’ont incité à céder l’affaire de mon père au niveau des vaches ».

« Le concours international pour moi, c’est la cerise sur le gâteau ».

« Je fais les choses sérieusement sans me prendre au sérieux. »

«Je voulais participer à la Coupe du Monde cette année, pour profiter d’Uélème avant de l’arrêter, compte-tenu de son âge. Elle a été fantastique à Bordeaux. (Actuellement, Olivier est 26è du classement FEI Coupe du Monde après Bercy). Il me reste à espérer une bonne place dans l’équipe de France, une bonne relève et faire sonner la Marseillaise ! »