Vêtements équestres et lifestyle, une vraie tendance
lundi 16 mai 2022

Vêtements Pénélope
Vêtements Pénélope © Claude Bigeon

Avoir un look à cheval et à la ville. La tendance s’est clairement accélérée depuis une petite dizaine d’années avec l’arrivée de nouvelles marques, qui se sont construites autour de cet ADN. Parmi elles, citons par exemple Dada Sport, Harcour ou encore Pénélope, mais chacune avec ses valeurs et son modèle économique. Exploration de cette tendance dans le numéro 417 de L'Eperon Hebdo.

Avant ou après leur séance à cheval, les cavalières n’ont pas l’appréhension de dénoter avec leur tenue d’équitation. Cela grâce à des marques qui ont misé sur la technique et l’esthétique. « Mon idée de base était liée à mon constat de cavalière de voir des vêtements techniques mais pas très féminins », explique Caroline Boudié, créatrice de la marque Dada Sport lancée en 2012. « J’avais envie de mettre à profit ma passion de la mode, une mode féminine et moderne. Dès le départ, je suis partie sur des textiles très techniques. » La marque a ainsi démarré avec des blousons de pluie et des pantalons d’équitation. Petit à petit, la gamme s’est élargie, toujours sur le secteur équestre. Quelques références lifestyle sont apparues, avec parfois des interactions entre les deux univers, permettant aux pièces d’être tout à la fois adaptées à la pratique équestre, car techniques, et pour la ville. La fabrication, très soignée, est réalisée en Italie. Avec Dada Sport, on est résolument dans le haut de gamme, avec des tissus respirants, bi stretch, et antibactériens. Centrée sur la femme, Dada Sport mise sur des pièces intemporelles classiques. Ici, pas de strass. Le modèle économique, basé sur la vente en ligne, affiche des prix qui peuvent parfois  justifier le paiement en plusieurs fois. « Les codes de la mode équestre se retrouvent en ville notamment avec nos vestes de concours », commente Caroline Boudié. « Traditionnellement, l’équitation a toujours fait rêver. Et nous constatons que notre clientèle aime être habillée entièrement en Dada Sport. »

Un sentiment de communauté fort se développe ainsi d’une marque à l’autre. Avec Harcour, partenaire officiel de la FFE et des équipes de France, on se situe dans une autre gamme, avec un très bon rapport qualité/prix, plus accessible pour la majorité des équitants. William Benguigui, le créateur de la marque, baigne dans l’univers du textile depuis longtemps. Son père était tailleur et a travaillé chez Brice. Dès le départ, l’idée de Harcour était de démocratiser l’équitation. En 2015, les premières vestes arrivent, dont celle que portent les équipes de France. Mais finalement, ces modèles équestres se portent aussi très bien en ville, notamment le week-end. Harcour dépasse le cercle de sa clientèle équestre pour développer des boutiques qui mélangent du lifestyle (y compris des robes) et de l’équestre. L’élargissement de la gamme au-delà des cavaliers est clairement une position pour toucher une clientèle de non cavaliers qui aiment ce look. « Dès le départ, nous sommes partis sur des vêtements à double usage pour la pratique équestre et la ville, comme les pantalons slim, et des tissus qui n’accrochent pas la poussière », explique Amélie Caillère, directrice de la marque Harcour. « Mais, c’est vrai que depuis un an, nous évoluons plus vers le sportwear et notre ambition est de développer les boutiques… trente à cinquante d’ici cinq ans. »

La suite de cet article est à découvrir dans le numéro 417 de L'Eperon Hebdo (paru le 11 mai 2022), disponible sur notre boutique en ligne.