Former et sensibiliser la jeune génération de cavaliers
lundi 18 juillet 2022

Jeux équestres de la jeunesse - Aix-la-Chapelle 2022
Jeux équestres de la jeunesse - Aix-la-Chapelle 2022 © FEI/Liz Gregg

Fin juin, quelques-uns des meilleurs et des plus expérimentés cavaliers du monde s’étaient retrouvés à Aix-la-Chapelle, pour le mythique CHIO. Mais ils n’étaient pas les seuls. La jeune génération y avait elle aussi rendez-vous, à l’occasion des Jeux équestres de la jeunesse. Si le sport et la compétition étaient au coeur de cet événement, les jeunes athlètes ont également suivi tout un programme d’éducation conçu et dispensé par la Fédération équestre internationale. Explications.

À Aix-la-Chapelle, la délégation française de saut d’obstacles était composée de Kévin Staut, Mégane Moissonnier, Roger-Yves Bost, Pierre-Marie Friant, Nicolas Delmotte et… Jeanne Hirel. Si évidemment, cette dernière n’a pas encore intégré l’équipe Seniors, elle était venue en terres allemandes pour défendre les couleurs de la France lors des Jeux équestres de la jeunesse. Un événement inédit (créé afin de remplacer les Jeux olympiques de la jeunesse, initialement programmés en 2022 et reportés en 2026), qui regroupait pas moins de trente cavaliers, chacun représentant une nation lors d’une épreuve par équipes et d’une épreuve individuelle, et montant un cheval tiré au sort. Jeanne Hirel l’assure, cela fut une expérience exceptionnelle. « Je suis très fière d’avoir représenté la France, surtout sur ce terrain absolument mythique d’Aix-la-Chapelle. C’est une chance très rare de pouvoir monter ici, surtout à notre âge (tous les cavaliers sélectionnés sont âgés de quinze à dix-huit ans, ndlr), et cela restera assurément parmi mes plus beaux souvenirs », affirme la cavalière de dix-sept ans, qui a décroché une belle médaille d’argent aux côtés de l’équipe européenne. « Il y avait une super ambiance entre tous les cavaliers, quel que soit leur pays d’origine. Nous étions soudés et on se supportait les uns les autres, c’était vraiment très agréable », ajoute Jeanne Hirel qui, tout au long de cet événement, a été coachée par Marie-Reine Périé (sa coach habituelle), Henk Nooren, entraîneur et sélectionneur de l’équipe de France Seniors, ainsi que l’Allemand Peter Teeuwen pour l’épreuve par équipes.
Pendant ces quelques jours magiques à Aix-la- Chapelle, Jeanne Hirel n’a pas fait que monter à cheval et a eu un emploi du temps extrêmement chargé, car elle devait suivre les cours du programme d’éducation à destination des jeunes de la Fédération équestre internationale.

« Des sujets cruciaux pour les cavaliers de demain »

Être cavalier professionnel en 2022, c’est bien plus que monter à cheval. C’est savoir gérer une entreprise, sa propre carrière sportive ainsi que celle de ses chevaux, son image… Bref, être cavalier professionnel, c’est désormais devoir être ultra polyvalent. Et cela, la Fédération équestre internationale a à coeur que la jeune génération le comprenne très tôt. C’est pourquoi, à l’occasion des Jeux équestres de la jeunesse, les trente cavaliers sélectionnés pour représenter leur pays ont bénéficié, pendant près de deux semaines, d’un programme d’éducation, dispensé sous forme de nombreux cours. « Il s'agit d'un programme entièrement adapté aux besoins des jeunes athlètes, afin qu'ils puissent approfondir leurs connaissances dans des domaines qui joueront un rôle essentiel tout au long de leur vie. Nous avons conçu un programme global, avec une variété de cours qui se concentreront sur des sujets cruciaux pour les cavaliers de demain. [...] Assurer le bien-être des athlètes humains et équins est la clé de l'avenir du sport équestre », soulignait par voie de communiqué Jean-Philippe Camboulives, directeur de Solidarité FEI, l’organisme qui a élaboré ce programme.

La suite de cet article est à découvrir dans le numéro 426 de L'Eperon Hebdo (paru le 13 juillet 2022), disponible sur notre boutique en ligne.