Groom, une espèce en voie de disparition ?
jeudi 24 mars 2022

Karim Laghouag
Malgré une revalorisation salariale et des conditions de travail plus souples, nombreux sont les cavaliers à éprouver des difficultés à recruter un groom, à l'image de Karim Laghouag, double médaillé olympique de concours complet. © Eric Knoll

Ce n’est pas une nouveauté, la filière équine souffre d’un manque criant de main d'œuvre dans bon nombre de ses branches. Du côté des sports équestres, un maillon indispensable de la chaîne se raréfie : le groom. Qu’il soit maison ou concours, de plus en plus de cavaliers professionnels peinent à trouver ces petites mains essentielles au bon fonctionnement d’une écurie.

Cette dernière décennie, les grooms sont progressivement sortis de l’ombre dans laquelle ils évoluaient jusqu’alors. Salués par les cavaliers, les propriétaires, les fédérations ou la presse, ces anges gardiens des chevaux font partie intégrante de la réussite du couple cavalier/cheval. Pourtant, depuis quelques mois, les annonces - et notamment sur les réseaux sociaux - de cavaliers professionnels recherchant un ou plusieurs grooms pour les accompagner sur les concours ou assurer le bien-être des chevaux à la maison se multiplient. En saut d’obstacles, il semblerait que les CV affluent, que les contacts s’échangent facilement et que la majorité des professionnels trouvent chaussure à leur pied, pour leur tournée européenne comme pour un renfort aux écuries. En revanche, dans d’autres disciplines, certaines structures équestres recherchent activement (et parfois désespérément) du personnel, et ce depuis plusieurs mois. Le double médaillé olympique de concours complet Karim Laghouag avait d’ailleurs lancé une bouteille à la mer sur ses réseaux sociaux il y a quelques semaines. « Je recherche toujours », nous confirmait-il la semaine dernière au téléphone. Son équipier en équipe de France, Thomas Carlile, est dans le même cas de figure. « Depuis le mois d’août, j’ai besoin de mains supplémentaires. C’est la croix et la bannière pour trouver un groom, mais aussi un palefrenier ou un cavalier maison », expliquait-il au début du mois. En dressage, Jessica Michel-Botton recherche elle aussi un groom maison pour compléter son équipe.

Trouver un terrain d'entente

Comme dans beaucoup de relations employeur/employé, un critère est sujet à mésentente : le salaire. Alors que l’un cherche à vivre correctement de son métier, l’autre veille à ne pas faire exploser ses charges. Lorsqu’ils choisissent de faire carrière dans ce métier, les grooms sont face à deux possibilités : le salariat ou l’indépendance, via le statut d'auto-entrepreneur.

La suite de cet article est à découvrir dans le numéro 410 de L'Eperon Hebdo (paru le 23 mars 2022), disponible sur notre boutique en ligne.