Chevaux mutilés : la FFE se porte partie civile
mercredi 19 août 2020

Illustration chevaux au pré
Image d'illustration © FFE/E.Brunaud

Depuis quelques mois, les actes de barbarie envers les chevaux se multiplient un peu partout sur le territoire et sans que quiconque n’ait réussi à en connaître les raisons. Dans un communiqué paru ce jour, la FFE a fait savoir qu’elle se constituait partie civile.

Ils sont au moins une douzaine de chevaux à avoir subi des mutilations et autres atrocités ces derniers mois, un peu partout en France. Oreilles coupées, organes génitaux retirés, yeux arrachés ou encore traces de lacération sur le corps, les actes d’une cruauté extrême ne manquent pas, mais il est encore impossible d’expliquer les motivations des auteurs des faits. Leur identité reste elle aussi un mystère tant le mode opératoire et la localisation des actes varient. Rites sataniques, défis lancés sur le darkweb ou simples pulsions meurtrières, les possibilités sont nombreuses et les diverses enquêtes ouvertes sur le sujet n’ont pas encore apporté LA réponse.  

FFE et la Ligue française de protection du cheval montent au créneau 

Dans un communiqué qu’elle a fait paraître ce mercredi, la FFE a annoncé « se porter partie civile aux côtés des propriétaires dès lors que ceux-ci ont déposé plainte, peut-on lire. Par cette action, la FFE entend combattre ces actes de barbarie et compléter l’aide qu’elle apporte déjà au service spécialisé de la Gendarmerie nationale, l’Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique. »
« Notre détermination à lutter contre toute forme de maltraitance envers les équidés est totale et nous souhaitons, en lien avec la Ligue française de protection du cheval, mobiliser l’ensemble des acteurs de la Filière cheval en France. J’en appelle à la vigilance de tous pour mettre fin au plus vite à ces atrocités ». 

Que faire si mon cheval est victime de mutilations ?  

Le premier réflexe est de porter plainte à la gendarmerie ou au poste de police affilié à son lieu de résidence. Aucune démarche n’est à faire auprès de la FFE puisque les dépôts de plainte liés à ces affaires lui sont transmis directement. En se constituant partie civile, la FFE aura accès aux différents dossiers et pourra faire des demandes d’actes d'enquêtes au juge, comme l'audition d'un témoin, une expertise ou encore une confrontation.