Elections fédérales : le débat, une grande première
mardi 16 février 2021

Elections fédérales 2020
Elections fédérales 2020 © FFE

Lundi 15 février, de 20h à 21h, les trois candidats à la présidence de la Fédération française d’équitation ont participé à un débat retransmis en direct sur les réseaux sociaux. Cette soirée était la première de trois rendez-vous programmés jusqu’au 23 février, chacun consacré à des thèmes particuliers. Sur la table hier, les sujets de l’environnement fédéral et de la place de l’équitation dans la société.

C’est une première dans l’histoire des élections fédérales de la FFE : à quelques jours de l’ouverture des votes, qui dureront 28 jours, les trois candidats à la présidence de l’instance fédérale se sont rencontrés pour un débat électoral. Ceux qui s’attendaient à un débat copié sur la forme du débat de l’entre deux-tours à la présidence de la République ont surement été déçus : ce n’était hier soir pas Jacob Legros, Serge Lecomte et Anne de Sainte Marie qui se répondaient, mais bien leurs idées. Sur la forme donc, pas de place à l’improvisation. Le déroulement des échanges a été fixé avec le concours de toutes les parties prenantes. « Les trois rendez-vous se dérouleront à l’hippodrome de ParisLongchamp (75). Ils seront supervisés par la Commission de surveillance des opérations de vote ainsi que par un huissier de justice qui veilleront à leur bon déroulement. Deux thématiques seront abordées lors de chaque débat. Ils seront animés par Emmanuel Ostian, journaliste et présentateur extérieur au monde équestre. », indique la Fédération française d’équitation. « Avant chaque débat, les membres de l’assemblée générale auront la possibilité de soumettre des questions en rapport avec les deux thèmes programmés. Les questions seront recueillies par la Commission de surveillance des opérations de vote. Parmi les questions retenues par la Commission, les modérateurs de chaque candidat choisiront trois questions par thème avant le début de chaque débat. Ces trois questions seront posées successivement à chacun des trois candidats par l’animateur. », indique la Fédération française d’équitation. 

Temps de parole minutieusement chronométré, ordre des prises de parole tirés au sort… Tout est mis en place pour respecter l’équité et l’égalité. Ce format a le mérite de mettre en perpective les philosophies et idées des trois candidats à des endroits et moments donnés, sur des sujets définis, permettant ainsi aux spectateurs de comparer plus rigoureusement les programmes. Initialement prévus pour être diffusés sur des canaux ouverts uniquement aux votants (clubs ayant souscrit à l’adhésion d’un montant de 780€ - retrouvez plus d’informations sur le déroulement des élections fédérales dans notre prochain trimestriel, disponible en kiosques à la fin du mois) ces débats sont finalement accessibles en direct et en replay sur les réseaux sociaux de tous les candidats. Il est interessant de noter, à la vue des commentaires propres aux réseaux sociaux, que l’échange avait autant intéressé les professionnels, votants ou non, que les adhérents pratiquants : c’est toute la communauté équestre qui a conscience de l’importance de ces élections ! 

Deux hommes, une femme et des idées

Deux premiers grands thèmes ont été abordés hier : « l’environnement fédéral » et « cheval et société ». Pour les traiter, les candidats ont répondu aux mêmes trois questions, à savoir « Comment voyez-vous la gouvernance de la FFE ? », « Comment garantir l’unité fédérale ? » et « Quelles sont les relations idéales entre les autres maisons mères et la FFE ? » pour le premier ; et « Comment mettre le cheval au coeur de la société en vue des Jeux Olympiques de Paris 2024 ? », « Selon vous, quel rôle l’équitation doit jouer dans nos sociétés ? » et « Equitation et ruralité, cela évoque quoi pour vous ? » pour le second. 

Sans surprise, de manière générale, les intentions des candidats sur ces sujets diffèrent d’un programme à l’autre, mais le débat d’hier a été l’occasion de dessiner des grandes tendances idéologiques propres à chacun. Si Anne de Sainte Marie insiste sur la démarche humaniste et universelle de son projet (« J’entends passer de la fédération des parpaings à la fédération de l’humain », assène-t-elle notamment), mais également sur une redistribution des richesses plus équitables. En face, Serge Lecomte défend lui son bilan et insiste sur le rôle de la fédération, dont il est avant tout de servir et soutenir les structures équestres : « La FFE est un rassemblement de groupements équestres, pas une association de consommateurs ! ». Pour Jacob Legros, actuellement à la tête du Comité régional d’équitation d’Occitanie, le plus gros du travail à faire réside dans la décentralisation : « il faut supprimer la verticalité, créer des échanges circulaires, fixer des missions et donner les moyens d’agir à tous les étages du territoire ». Impossible évidemment de résumer les vingt minutes de parole allouées à chaque candidat sur les différents thèmes, mais vous pouvez retrouver l’intégralité du débat ci-dessous. Prochain rendez-vous : jeudi 18 février 2021 à 20 heures sur les thèmes « Développement des clubs, économie, relance » et  « Formation professionnelle et emploi ».