IFCE : Philippe de Guénin sur le départ
lundi 15 octobre 2012

Philippe de Guénin
Philippe de Guénin © Alain Laurioux

Le départ de Philippe de Guénin, dont la rumeur bruissait depuis plusieurs semaines, est imminent.

Philippe de Guénin avait été nommé directeur général, le 1er avril 2010, de l’Institut Français du Cheval et de l’Equitation (IFCE), alors fraîchement né de la fusion des Haras nationaux et de l’ENE. Moins de trois ans plus tard, il s’apprêterait à quitter ce poste pour prendre la direction de la DRAAF (direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt) de Poitou Charentes à Poitiers (il avait quitté celle des Pays de la Loire pour prendre la direction de l’IFCE).
Les directeurs territoriaux de l’IFCE en ont été informés par téléphone il y a une dizaine de jours et un pot de départ a eu lieu à Saumur (siège de l’IFCE) vendredi dernier (12 octobre).
La nomination de son successeur, a priori Christian Vanier, directeur adjoint de FranceAgriMer, dont la publication au Journal Officiel était attendue en fin de semaine dernière, devrait intervenir cette semaine.
La fin du mandat de trois ans de Philippe de Guénin arrivait à échéance fin mars 2013. Joint pour cavadeos.com, il déclare ne faire l’objet d’aucune chasse aux sorcières politiques et reconnaît avoir devancé l’appel après plus de deux ans d’un travail très usant au sein d’une filière qu’il découvrait. Pour lui l’IFCE est en place, le transfert de l’ensemble des centres techniques HN sera pratiquement effectué pour la saison prochaine (à huit près), et le soutien au haut niveau est enclenché. Sa tâche n’aura pas été facilitée par des tensions permanentes et notables avec le président de l’IFCE, Jean-François Etienne des Rosaies. Reste l’équation budgétaire extrêmement fragile, avec de nouvelles recettes qui augmentent moins vite, depuis la suppression de l’étalonnage public notamment, que les dépenses ne diminuent, malgré une réduction des effectifs des personnels, passés de 1 200 agents il y a quatre ans à 960 fin 2012. L’avenir du GIP France Haras, créé pour reprendre la partie étalonnage HN et le réseau de distribution des étalons et les transmettre d’ici 2014 à une structure collective privée viable, est également incertain. Polytechnicien, spécialiste des filières agricole, Mr Vanier aura lui aussi de quoi s’occuper…