Il n'y aura plus d'épreuve d'équitation en pentathlon moderne après Paris 2024
jeudi 04 novembre 2021

Pentathlon moderne - Epreuve d'équitation
Les Jeux de Paris en 2024 devraient être la dernière échéance olympique lors de laquelle l'équitation fera partie des cinq disciplines du pentathlon moderne © International Olympic Committee/Filip Komorous

Il y a quelques mois, lors des Jeux olympiques de Tokyo, l’épreuve d’équitation du pentathlon moderne avait été au cœur d’une vaste polémique. En cause : l’Allemande Annika Schleu et sa coach Kim Raisner, désemparées face au refus catégorique de la monture de l’athlète, Saint Boy, de passer la ligne de départ du parcours puis les premiers obstacles. De quoi susciter l’incompréhension de la cavalière, qui en est venue à utiliser à de multiples reprises sa cravache et s’est mise à donner d’importants coups de talons. Des images qui ont heurté un grand nombre de (télé)spectateurs, suscitant ainsi de très vives réactions. Si l’Union internationale de pentathlon moderne (UIPM) avait annoncé, suite à cet événement, prendre au plus vite des mesures en faveur du bien-être des chevaux, une nouvelle décision est venue bouleverser ce sport le mardi 2 novembre dernier. Comme l’ont révélé le journal britannique The Guardian et le site insidethegames, après les Jeux olympiques de Paris en 2024, l’équitation ne sera plus au programme du pentathlon moderne. Une information confirmée par Joël Bouzou, vice-président de l’UIPM, auprès de nos confrères de L’Equipe, qui précise également que cette décision ne serait pas directement en lien avec les événements survenus à Tokyo. « Cela n'a rien à voir avec Tokyo. L'équitation est un frein au développement de notre sport que ce soit par rapport à la pratique ou aux coûts. Nous avions entamé une réflexion à ce sujet dès 2018 », indiquait-il. « Une nouvelle discipline donnera un nouvel élan à notre sport et renforcera la position du pentathlon moderne au sein du mouvement olympique. Le pentathlon moderne restera un sport à cinq disciplines et continuera de demander les compétences mentales et physiques ultimes d'un athlète, comme l'envisageait Coubertin », ajoutait ce jour le président de l'UIPM, Klaus Schormann, dans un communiqué. Si la discipline qui devrait remplacer l'équitation n'est pas encore connue, cette décision a, selon le quotidien The Guardian, suscité des réactions mitigées chez les athlètes. Comme l'a précisé l'UIPM, la nouvelle épreuve sera définie dans les mois à venir, en concertation avec de nombreux acteurs du pentathlon moderne et devra respecter certains critères comme être attrayante et pertinente pour la jeune génération, assurer l’égalité et l’équité entre les sexes, être facilement compréhensible par le public ou encore être à faible coût pour les athlètes et les organisateurs. Mais, plus que jamais, cette décision accentue le poids de l’épée de Damoclès que les sports équestres peuvent avoir au-dessus de la tête en ce qui concerne leur présence aux Jeux olympiques.