Rencontre(s) avec Anne de Sainte-Marie
samedi 18 janvier 2020

Anne de Sainte Marie
Anne de Sainte Marie © Béatrice Fletcher

Lors du salon Equita Lyon, Anne de Sainte Marie débutait un tour de France pour présenter son projet de candidature à la présidence de la FFE. Près de 3 mois plus tard, à l’occasion du salon Cheval Passion, nous l’avons rencontrée pour un premier bilan de ses prises de contact sur le terrain.

L'Eperon : Comment avez-vous organisé vos rencontres ? 

Anne de Sainte-Marie : J’en suis à ma septième région visitée, avec une réunion par département. J’ai des contacts locaux qui m’aident pour trouver une structure d’accueil et je fonctionne par envoi de mails, courriers et réseaux sociaux. J’ai de plus en plus d’abonnés à ma newsletter. La participation est variable mais il y a eu des réunions avec plus de cinquante personnes à Nantes et Dijon par exemple. D’une façon générale je reçois un bon accueil, personne ne m’a envoyé de tomate ! 

Qui vient à vos réunions et pourquoi ?

Il y a beaucoup de dirigeants et d’enseignants, des élus locaux des CRE et CDE aussi. Certains viennent par curiosité sur mon projet, mais pour beaucoup c’est une occasion d’en savoir plus sur le fonctionnement de la FFE. D’ailleurs j’ai beaucoup de questions par mail ensuite sur "comment ça marche".

Quelles sont les thèmes les plus abordés ?

On me parle beaucoup de la centralisation de la Fédération Française d'Equitation. Ce n’est pas un refus du Parc fédéral de Lamotte-Beuvron, mais des questions sur la disproportion des investissements par rapport aux autres besoins. La formation des enseignants revient souvent dans les interrogations. Il y a beaucoup d’interventions autour des questions économiques. Les dirigeants ont le sentiment de ne pas être soutenus, s’interrogent sur la santé économique de nos activités à commencer par la compétition dont les coûts sont de plus en plus élevés. J’ai beaucoup de réflexions du type "à quoi me sert de remplir un camion pour aller en concours si c’est une journée où je perds de l’argent ?". Le manque d’image de la FFE est aussi beaucoup évoqué. D’une façon générale, beaucoup ne manifestent pas un grand intérêt pour notre fédération et se demandent à quoi elle sert. C’est d’ailleurs ce qui se traduit par la faible participation aux Assemblées Générales.

Avez-vous eu l’occasion d’aborder les sujets plus politique de la prochaine élection ? 

Le calendrier électoral n’est pas encore précisé, mais la règle de base est que l’élection doit être faite dans les 6 mois suivants les J.O et les para olympiques, donc de toute façon avant  février 2021, sans doute même avant le 31 décembre 2020 par la volonté du Comité national olympique et sportif français (CNOSF). Il y a déjà des questions sur l’évolution des statuts fédéraux avec des modifications passées inaperçues mais qui commencent à interpeler. C’est le cas de l’exclusion du droit de vote des dirigeants "petite cotisation", soit un tiers des dirigeants, qui ne sont plus considérés comme membre actif. Seuls ceux payant 780€ le sont et ont droit de vote. Les organisateurs de concours qui sont générateurs de sept millions d'euros de rentrées pour la FFE sont largement concernés, beaucoup d’associations de tourisme équestre aussi. L’obligation d’un statut professionnel pour présider un organe déconcentré fait aussi débat. 

Les échanges au cours de ces rencontres ont-ils modifié votre projet ? 

Je souhaitais être dans une logique de projet participatif, je ne voulais pas me lancer dans une campagne avec un projet "hors sol". Les échanges m’ont amené à une remise en question de certaines idées. C’est tout à fait dans ma logique de projet évolutif ! 

Commentaires


Géra B | 26/01/2020 16:58
"C’est le cas de l’exclusion du droit de vote des dirigeants "petite cotisation", soit un tiers des dirigeants, qui ne sont plus considérés comme membre actif. Seuls ceux payant 780€ le sont et ont droit de vote."
En effet....pour une FEDERATION, diviser ainsi les acteurs directs de la filière et les représentants des cavaliers licenciés en utilisant subtilement un vocabulaire dans ses statuts pour renommer et discréditer un grand nombre de professionnels ACTIFS qui deviennent soudainement des membres INACTIFS aux yeux des officiels et de la vie politique...C'est dur, très dur.... Une petite maladresse passagère qui, j'espère sera revue et corrigée prochainement quelque soit l'équipe qui sera élue par ceux qui ont "la carte" du coup....En espérant qu'une partie des licenciés et des petits organismes ne soient pas oubliés et plus sortis du système et de la vie fédérale.