En Thailande, la peste équine en plus du coronavirus
mercredi 29 avril 2020

Ambiance vétérinaire
La peste équine provoque des fièvres élevées, des yeux gonflés, des difficultés respiratoires, des narines mousseuses, des saignements internes et une mort subite © Scoopdyga

En Thailande, les pouvoirs publics, déjà confrontés à la difficile gestion de la propagation du Covid-19, doivent en plus faire face à une autre épidémie depuis plusieurs semaines : la peste équine, mortelle pour les chevaux.

La peste équine est une malade virale, transmise d’équidés à équidés via un moucheron. Erradiquée d’Espagne et du Portugal, les deux seuls pays d’Europe touchés, au début des années 90 suite à des campagnes de vaccination, la maladie était jusqu’alors toujours présente uniquement en Afrique centrale et en Afrique du Sud. 

L’apparition soudaine de la maladie en Thailande, il y a près de quatre semaines, loin de son foyer endémique, a surpris les autorités vétérinaires, qui ont lancé une vague de dépistage et de vaccination. Un confinement des chevaux a également été décrété dans la zone où le premier cas était apparu, mais certains équidés avaient déjà transité avant la mise en place de cette mesure, facilitant la propagation du virus. 

La peste équine provoque de graves troubles cardiaques et pulmonaires, qui tuent 70% des chevaux infectés. Les zèbres et ânes, bien que porteurs du virus, sont épargnés par les formes graves. Certains scientifiques soupçonnent ainsi que des zèbres importés d’Afrique soient à l’origine de l’épidémie. Hormis de brefs épisodes épidémiques dans les zones au large des côtes africaines, la peste équine n’était pas sortie du territoire africain depuis 1990 et le virus n’avait pas été signalé en Asie depuis une épidémie majeure terminée en 1961. La crainte que la maladie se propage aux pays voisins de la Thailande est grande et aurait des conséquences dévastatrices pour la santé animale et l’industrie de la filière, mais éqalement pour certains travailleurs les plus pauvres de cette région du monde qui dépendent des chevaux et des mules pour travailler.