Le confinement : quels effets sur la gestion des chevaux au quotidien après ? (1/5)
mardi 05 mai 2020

Chevaux pré
Chevaux pré © Coll.

La crise sanitaire humaine que la France et le monde entier traversent a des répercussions sur l’organisation de nos vies mais aussi sur celles de nos chevaux. A l'approche du déconfinement, L'Eperon propose de revenir sur les bases du bien-être équin via une nouvelle série d'articles

Le confinement a engendré des changements pour un certain nombre de chevaux athlètes d’un point de vue exercice et entraînement mais également alimentaire. De plus, les soins d’entretien, non urgents, n’ont pas toujours pu être effectués (une note avait été émise par l’Ordre des vétérinaires dès le 16 mars donnant la liste indicative des actes devant être différés et ceux ne pouvant pas l’être, lire ici). Il conviendra, à la levée du confinement de reprendre des protocoles de vaccination interrompus et des soins de médecine préventive et de médecine sportive non effectués au cours de cette période. Nul doute que les professionnels autour des chevaux auront du « pain sur la planche » pour remettre les chevaux à niveau pour les compétitions à venir ! Comment faire pendant le confinement et après le confinement pour assurer leur bien être optimal ?

Pré ? Paddock ? Box ?

Différents cas de figure peuvent se présenter quant à la manière dont les chevaux ont été "confinés". Ils ont pu être : au pré « en vacances », au pré travaillés à minima, au box et sortis au paddock et travaillés à minima ou normalement, au box seul et travaillés à minima ou normalement. Un article a été consacré à ce sujet dans le dernier numéro de l’Eperon (le numéro 384 de mars-avril-mai 2020, ndlr) et a mis en évidence l’importance pour les chevaux de sport de pouvoir accéder à un paddock, un pré ou à une aire d’exercice via une écurie active. Pour les chevaux qui ont été mis au pré sans travail du tout ou, en tous cas, sans travail intense, il était important de surveiller leur prise de nourriture et de ne pas leur laisser un accès libre à un pré trop riche en herbe pour éviter la prise de poids.

Comme pour tout sportif, si le travail est diminué, il convient de diminuer l’apport de nourriture et de s’adapter au nouveau régime alimentaire (passage, par exemple, d’un régime à base de foin et de concentrés à de l’herbe). Il convient également de surveiller les poneys en surpoids qui sont à risque de ce que l’onappelle le « syndrome métabolique équin » qui peut les prédisposer à la fourbure. Ils doivent donc être particulièrement surveillés lors de la mise au pré et avoir un accès limité à la pâture en surface et en durée. Dans le cas de longues heures passées au box du fait d’un personnel moins important qu’à l’ordinaire pour travailler les chevaux, il conviendra d’ajuster la ration afin de ne pas être confronté à une prise de poids et de surveiller le système musculaire. Alimentation à base de concentrés et moindre exercice peuvent être des facteurs déclenchant d’un problème musculaire : rhabdomyolyse ou « coup de sang ». Il est donc important de garder un exercice minimal et quotidien pour ces chevaux afin que les muscles travaillent régulièrement.

Le deuxième volet de cette saga consacré à l'alimentation est à retrouver :  ICI.