Galileo, l’étalon du siècle est mort
mercredi 14 juillet 2021

Galileo
Le prix d'une saillie de Galileo se négociait au-delà du demi-million d’euros en fin de carrière. © Ph. Coll. Coolmore

Galileo (Sadler’s Wells) est mort samedi dernier en Irlande dans le haras le plus puissant d’Europe : Coolmore.

Le futur chef de race a vu le jour en 1998 en Irlande pour le compte d’une association comprenant la famille Tsui. Issu du plus grand étalon européen de son temps, Sadler’s Wells (Northern Dancer), il avait pour mère Urban Sea (Miswaki), une gagnante du Prix de l’Arc de Triomphe (Gr1). Jument exceptionnellement dure et courageuse, elle est devenue la meilleure poulinière au monde. Parmi ses nombreux descendants de grande qualité il faut citer (en première génération) le champion et grand étalon Sea the Stars (cape cross). Cette souche remonte à une illustre famille du Gestüt Schlenderhan, celle d’Asterblute (Pharis). Galileo lui-même fut un remarquable cheval de course sous l’entraînement d’aidan O’brien, lequel a toujours dit : avec lui, le plus important c’est ce qu’il avait à l’intérieur (le mental) pas à l’extérieur. Lauréat désinvolte de son unique sortie à 2ans il s’est révélé être un grand 3 ans, conformément à son pedigree.

Gagnant du Derby d’Epsom et du Derby irlandais 

Sa victoire dans les King George & Queen Elizabeth stakes (gr1) face aux chevaux d’âge restera comme l’un des grands actes de bravoure de sa carrière, au prix d’une lutte féroce. Galileo est ensuite devenu le plus grand étalon de l’ère moderne des courses. Il a déjà donné 550 produits black types (c’est-à-dire sur le podium d’une Listed et d’un Groupe). Un record qui n’est pas près d’être battu. Dont celui qui est considéré comme le cheval du siècle, le champion Frankel (qui réalise des débuts exceptionnels au haras). Pourtant au départ, Galileo n’était pas le jeune étalon le plus en vue de sa génération, y compris au sein du catalogue de Coolmore. Dans un premier temps, il s’est fait un nom à partir d’une Jumenterie standard. Mais à la fin de sa vie, il saillissait les meilleures poulinières au monde. Son taux de black type et l’ensemble de ses statistiques étaient exceptionnelles. On dit que son prix de saillie (non officiel) se négociait au-delà du demi-million d’euros en fin de carrière.

Beau cheval, puissant et équilibré, Galileo croise très bien avec les juments qui ont de la vitesse (c’est-à-dire capable de briller sur 1 600m et moins) et de la précocité (performante à 2 ans) car il apporte tout le reste : tenue (capacité à aller au-delà de 2 000m), santé, mental et qualité !

La pérennité de son sang est assurée par ses nombreux fils et filles au haras à travers le monde. Le challenge pour Coolmore sera donc de retrouver un étalon de ce calibre - et ce sera très difficile - mais probablement avec un courant de sang différent car Galileo est présent absolument partout dans les pedigrees irlandais...